Politique

Migrants mineurs : Les tests osseux remis en cause (vidéo)

Migrants mineurs : Les tests osseux remis en cause (vidéo)

Dans le JT de 20 heures de France 2, un reportage a été diffusé ce 12 mars sur l'utilisation jugée peu fiable des tests osseux, pratiqués sur les migrants afin de connaître leur âge. Une séquence à retrouver sur Non Stop Zapping.

Le Conseil constitutionnel va-t-il choisir de nouvelles méthodes afin d'évaluer l'âge des migrants ? Dans le JT de 20 heures de France 2 du 12 mars, un reportage a été diffusé sur les tests osseux actuellement pratiqués sur les migrants afin de déterminer leur âge. Alors que de nombreux jeunes exilés se présentent seuls en tant que mineurs, le Conseil Constitutionnel va tenter de comprendre s'il est effectivement possible ou non d'évaluer officiellement l'âge de ces migrants grâce à un test osseux. Ce dernier consiste à faire une radio du poignet et de la main et permet de savoir grâce au développement des os l'âge approximatif de l'individu. En effet, les mineurs hébergés en France bénéficient ainsi d'une protection à l'enfance de la part de l'État. Ces tests sont jugés peu fiables puisqu'ils sont anciens et approximatifs, mais également traumatisants par des associations de défenses de droit de l'Homme et par des scientifiques.

De plus en plus de migrants affirment être mineurs

Les résultats obtenus sont en effet souvent des estimations qui peuvent ajouter ou retirer jusqu'à quatre ans à l'âge réel de l'individu et ne peuvent donc pas être pris au pied de la lettre. Selon les affirmations du reportage diffusé sur France 2, le nombre de migrants qui affirment être mineurs est passé de 5 990 en 2015 à 17 022 en 2018. Les magistrats ont souvent recours à cette technique afin de savoir si les individus peuvent ou non avoir accès à des droits destinés aux mineurs. Même s'il semblerait que ça ne soit pas l'unique test et enquête mise en place dans ce but, son utilisation est fortement remise en cause. Le Conseil constitutionnel décidera donc le 21 mars si les magistrats continueront à l'utiliser ou non à l'avenir.

Par Nina Siahpoush

Réagissez à l'actu people