Politique

Marion Maréchal-Le Pen agressée par des manifestants, elle porte plainte

Marion Maréchal-Le Pen agressée par des manifestants, elle porte plainte

A quelques mois des Régionales, Marion Maréchal-Le Pen continue sa campagne. Alors que la candidate du FN était présente jeudi 17 septembre à Guillestre dans les Hautes-Alpes pour un meeting, la jeune femme a été prise à partie par des manifestants antifascistes qui s’étaient réunis devant la salle.

Marion Maréchal-Le Pen risque de se souvenir longtemps de son passage dans le village de Guillestre dans les Hautes-Alpes. La jeune femme, tête de liste FN pour les Régionales en Provence-Alpes-Côte-d’Azur devait rencontrer une quarantaine de sympathisants pour dialoguer avec eux. Malheureusement pour la jeune femme, plus d’une centaine d’opposants avaient fait eux-aussi le déplacement pour la rencontrer. Postés devant la salle, les manifestants ont attendu que Marion maréchal-Le Pen sorte pour s’en prendre à elle.   

Lorsque la nièce de Marine Le Pen est sortie, elle a été accueillie par des jets de liquide et des insultes, les manifestants scandant des "fachos". Le Front National a décidé de porter plainte vendredi 18 septembre contre le maire de Guillestre, car selon le parti le maire n’aurait pas assuré les conditions de sécurité du meeting : "J’ai déposé plainte contre X pour menace de mort et dégradations de biens privés, ainsi que pour manquement grave aux responsabilités d’ordre public, de sécurité et de salubrité à l’encontre du maire", a précisé Amaury Navarranne,tête de liste FN aux élections régionales dans les Hautes-Alpes.

"Marion Maréchal-Le Pen s’est livrée à une provocation"

Mais le maire écologiste de Guillestre a contesté la version du FN. Selon lui, "Marion Maréchal-Le Pen a fait une sortie inopinée au milieu des manifestants ce qui a provoqué une bousculade mais pas de violence. Toutes les règles de sécurité ont été respectées par la mairie. Marion maréchal-Le Pen s’est livrée à une provocation au mépris des gendarmes qui tentaient de la protéger comme mes adjoints et moi-même d’ailleurs".

De son côté, Marion Maréchal-Le Pen a vivement protesté dans une lettre ouverte au ministre de l’intérieur Bernard Cazeneuve. La jeune femme y explique que des membres de son service d’ordre ont été "frappés, griffés, mordus et poussés à terre. Nos voitures ont également été dégradées. Comptez-vous dorénavant vous assurer de la sécurité de nos responsables politiques ou allez-vous laisser vos amis politiques pratiquer l'intimidation dans l'impunité la plus totale?"
 

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