Politique

Marine Le Pen : Bachar Al-Assad est "la seule solution viable" en Syrie (vidéo)

Marine Le Pen : Bachar Al-Assad est "la seule solution viable" en Syrie (vidéo)

Marine Le Pen était en visite au Liban ce lundi, reçue pour la première fois par un chef d'Etat, le Président Michel Aoun. La candidate du FN à l'élection présidentielle a fait polémique en estimant que Bachar Al-Assad est "un moindre mal" pour la Syrie face à la menace de l'Etat Islamique. Une séquence à retrouver en vidéo sur Non Stop Zapping.

Marine Le Pen a réussi sa première. Alors qu'un chef d'Etat étranger avait enfin accepté de la voir, la Présidente du Front National a profité de l'attention pour se positionner sur le conflit Syrien, et faire polémique auprès de ses hôtes. La candidate à l'élection présidentielle a en effet estimé que Bachar Al-Assad était "la seule solution viable" en Syrie pour contrer l'évolution de Daesh. Si elle n'a pas cautionné les actes du dictateur Syrien, Marine Le Pen a néanmoins fait son choix dans le conflit Syrien : "J'ai clairement exprimé qu'il m'apparaissait que dans le cadre de la politique du moindre mal, Bachar Al-Assad était évidemment aujourd'hui une solution bien plus rassurante pour la France que l'Etat Islamique" a-t-elle déclaré en conférence de presse. Une vision qui va bien évidemment à l'encontre de la politique menée par la France ces dernières années, qui a condamné les actions meurtrières du dictateur Syrien, notamment l'emploi d'armes chimiques. Une déclaration qui montre également sa proximité avec la Russie, principal soutien de Bachar Al-Assad.

Bémol, le Président Libanais est un fervent opposant de Bachar Al-Assad

Ce n'est pourtant pas tant une surprise, la présidente du FN ayant déjà affirmé que Bachar Al-Assad était la seule solution face à l'Etat Islamique. Seul problème, cette nouvelle affirmation a été faite devant le Président Libanais, qui est un fervent opposant du régime Syrien depuis le début du conflit. Une drôle de façon pour Marine Le Pen de remercier le premier chef d'Etat étranger acceptant de la recevoir de façon officielle. Mais la candidate à l'élection présidentielle n'en est pas à sa première déclaration polémique de février puisqu'elle avait déjà refusé de condamner les violences policières après le viol de Théo.

Par Timothée Le Puil

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