Politique

Manuel Valls prend ses distances avec François Hollande pour la présidentielle de 2017 (Vidéo)

Manuel Valls prend ses distances avec François Hollande pour la présidentielle de 2017 (Vidéo)

François Hollande semble être de plus en plus isolé. En effet, ce mercredi matin sur "France Inter", si Manuel Valls s’est montré loyal envers le président, il n’est plus très convaincu que le chef de l’Etat soit la bonne personne pour représenter le gauche à l’élection présidentielle de 2017. Une vidéo à retrouver sur notre site Non Stop Zapping.

Alors qu’à droite, les candidats à la présidentielle de 2017 sont en train de se déchirer afin de remporter la primaire, à gauche tout le monde attend de savoir ce que va faire François Hollande. En septembre dernier lors d’un discours, François Hollande a une nouvelle fois laissé plané le doute. "J’ai annoncé que ce serait au début du mois de décembre et rien ne va changer" Et d’ajouter : "Je ne laisserai pas la France être abimée, réduite. C'est le combat d'une vie (…) Ce n'est pas facile l'élection, il faut s'y préparer." Mais depuis la sortie du livre "Un président ne devrait pas dire ça...", François Hollande a provoqué quelques crispations chez ses soutiens et notamment chez son premier ministre Manuel Valls. "Ce que j'ai à dire au président de la République, je lui dis directement, parce que je pense que l'exercice du pouvoir, c'est l'intimité, c'est le respect de la confidence, c'est le respect bien sûr du secret", a-t-il expliqué ce mercredi matin sur "France Inter".

"Il doit tenir compte de la situation"

Et visiblement, Manuel Valls ne semble plus très sûr de voir en François Hollande "le candidat naturel" de la gauche pour la présidentielle de 2017. "Ça dépend de sa décision. (...) C'est une décision intime, il doit tenir compte de la situation, il doit donner un sens à ce que pourraient être sa candidature et un nouveau quinquennat. Cette décision lui appartient." Enfin, celui qui a taclé Emmanuel Macron a répondu à ceux qui souhaitent le voir se présenter. "Tout ça, je l'entends. (...) Moi, je (ne vais pas) rajouter par mes mots, par mes commentaires, de la crise (…) Mais la gauche, si elle commence uniquement en disant, dans les prochains jours, qui doit être écarté ou qui doit prendre la place de qui, elle va se tromper."

Par Nicolas D

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