Politique

Manuel Valls avoue que "la Gauche est trop divisée"

Manuel Valls avoue que "la Gauche est trop divisée"

ZAPPING - Invité sur le plateau de Jean-Jacques Bourdin, le Premier Ministre Manuel Valls s’est exprimé sur les sujets chauds du moment : la Gauche ou encore Air France.

Lors de son interview au micro de Jean-Jacques Bourdin, sur BFM, Le Premier Ministre Manuel Valls s’est révélé plutôt évasif sur le sujet chaud du moment : Air France. En effet, Manuel Valls a tenu à montrer son soutien à la direction de l’entreprise française tout en disant qu’il comprend les "inquiétudes des salariés". Il a d’abord répété que le gouvernement "soutient le plan de restructuration d'Air France et appelle au dialogue". Il a même insisté sur le fait que "Le dialogue a repris à Air France et doit se poursuivre avec tous les salariés". Malgré cela, "le plan de suppression de 2900 postes n'est pas suspendu" et "si les pilotes n’assument pas leur responsabilité", "les autres catégories vont supporter un effort plus important". Au moment de parler des salariés d’Air France, le Premier Ministre s’est voulu compréhensif et a dit :"Je comprends les inquiétudes des petits d'Air France qui ont l'impression de trinquer". Mais ceci ne l’empêche pas de rappeler qu’il soutient la direction d’Air France en ajoutant qu’il y a eu "des comportements de voyous" et que les dirigeants ont été "humiliés".

"La gauche est trop divisée, trop fracturée"

Tandis que le PS prépare un "référendum", ce week-end, sur l’unité de la gauche durant les élections régionales, Manuel Valls s’est montré assez lucide : "La Gauche est trop divisée, trop fracturée, face à deux autres blocs, l'extrême droite et la droite républicaine". Mais il n’oublie pas de prendre ses responsabilités : "Face aux divisions et aux fractures de la gauche, je n'ai qu'un mot: nous assumons de gouverner". Il explique que pour lui, la solution de tout est de "réformer" et de balayer le "conservatisme" : "Soit nous avançons en réformant, car ce pays a besoin de changer, de réformer, de s'adapter, en n'oubliant jamais son histoire, ses valeurs, la justice, l'égalité, et nous le faisons dans le dialogue. Soit nous faisons un autre choix, qui n'est pas le mien ou celui du président de la République: celui du conservatisme, ou du refus du dialogue ou de la rupture».

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