Politique

Macron tape sur les 35h, Jean-Vincent Placé quitte Europe Ecologie-Les Verts

Macron tape sur les 35h, Jean-Vincent Placé quitte Europe Ecologie-Les Verts

Ce matin, sur l’antenne d’Europe 1, Jean-Vincent Placé a annoncé son départ d’Europe Ecologie-Les Verts. Dans le même temps, Emmanuel Macron a violemment taclé la gauche sur les 35h.

Hier, sur le campus de HEC, le Medef tenait son université d’été annuelle, le ministre de l’Economie, Emmanuel Macron, a violemment taclé la gauche au sujet des 35h. Alors que se profile la grand-messe socialiste de La Rochelle, Emmanuel Macron a lancé quelques paroles qui ont eu l’effet d’une bombe. Après l’affaire du 49-3, le ministre de l’économie n’a pas hésité à dire que "La gauche n’est pas exempte de critiques particulières". "Elle a pu croire à un moment, il y a longtemps, que la politique se faisait contre les entreprises. Ou au moins, sans elles. Qu’il suffisait de décréter et de légiférer pour que les choses changent, qu’il n’était pas nécessaire de connaitre le monde de l’entreprise pour prétendre le régenter, que la France pourrait aller mieux en travaillant moins. C’était de fausses idées", ajoute-t-il ensuite. Au Medef, il est ovationné mais du côté de la gauche, c’est tout le contraire. Notamment le député PS Yann Galut qui a accusé le ministre de "renier toutes les valeurs de la gauche" et d’"[insulter] Jaurès, Léon Blum, François Mitterrand, Lionel Jospin et Martine Aubry". Sur I-Télé, au micro de Bruce Toussaint, le député Les Républicains et maire de Tourcoing, Gérald Darmanin, lui, a tenu à saluer les idées d’Emmanuel Macron, non sans une pointe de retenue: "C’est manifestement un garçon intelligent. Il veut libéraliser l’économie, on ne peut être que d’accord avec ça mais le problème c’est qu’il travaille dans un gouvernement qui fait tout l’inverse", avant de se dire prêt à lui offrir "l'asile politique". Quant à lui, Manuel Valls a déclaré qu’il n’y aurait "pas de remise en cause des 35h" et que ce qui intéressait les français était "l’avenir, l’emploi et la croissance".

Jean-Vincent Placé, lui aussi, quitte le navire d’EELV

Un jour après le départ de François de Rugy, Jean-Vincent Placé, président du groupe écologiste au Sénat, a annoncé ce matin, au micro de Jean-Pierre Elkabbach, sur Europe 1, qu’il quittait à son tour Europe Ecologie-Les Verts. Dès le début de l’entretien, l’intervieweur demande à l’homme de 47 ans s’il reste ou s’il part. La réponse est claire : "Je pars". "Je quitte le parti mais ce n’est pas de gaité de cœur. Je suis un écologiste convaincu depuis une dizaine d’années, je suis un républicain de gauche et, face aux enjeux de la planète, je veux peser d’avantage". Mais là où ses propos sont encore plus forts, c’est lorsqu’il dit que Les Verts est "un astre mort, une structure morte et qui donne, aujourd’hui, une vision caricaturale et politicienne de l’écologie". Si son objectif est "d’animer l’écologie réformatrice", Jean-Vincent Placé laisse maintenant EELV dans une situation délicate.

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