Politique

Logement sociaux : Jacques Myard parle d’un "racket" du gouvernement

Logement sociaux : Jacques Myard parle d’un "racket" du gouvernement

ZAPPING - Invité au micro de Jean-Pierre Elkabbach, sur Europe 1, le député-maire Les Républicains de Maisons-Laffitte, Jacques Myard, a déclaré être très en colère face à la décision du gouvernement à propos des logements sociaux.

"Les préfets de départements se substitueront aux maires ne respectant pas leurs obligations au regard de la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbain". Voilà la bombe que Manuel Valls a lâché. En retirant le la responsabilité aux maires des 36 communes en carences en logements sociaux, le Premier Ministre ne s’est pas fait beaucoup d’ami. Gilbert Collard, lui, dit que "si la population préfère payer des amendes plutôt que d’avoir un surpoids de logements sociaux. C’est le peuple qui décide". Eric Ciotti, Député Les Républicains, utilise un terme fort et pèse ses mots, faisant même référence aux méthodes de l’Union soviétique : "Je dis au gouvernement qu’on est plus en Union soviétique. Les maires sont autonomes chez eux. Ils prennent leurs responsabilités. Ce sont ces mêmes maires que l’on stigmatise parce qu’ils auraient trop construit. C’est stupide de calquer des règles nationales sur des situations qui sont très différentes. On ne peut pas avoir la même règle dans une commune qui est inondable, dans une commune totalement urbanisée que dans des communes où il y a des terrains à construire". Gérald Darmanin, le maire Les Républicains de Tourcoing, quant à lui, il dénonce le fait que Manuel Valls ait comparé le phénomène des logements sociaux à celui de l’Apartheid.

Jacques Myard ne compte pas "baisser les bras"

Sur le plateau de Jean-Pierre Elkabbach, Jacques Myard, le maire de Maisons-Laffitte était très remonté contre la décision du Premier Ministre. Il déclare même : "C’est un plaisir que d’être hors-la-loi surtout face à une loi soviétique. En réalité, c’est du racket, rien d’autre". Alors quand le journaliste lui dit : "Est-ce que vous demanderez à vos amis d’abroger la loi Duflot ?". Le député Les Républicains rétorque : "Je vais m’y employer et vous pouvez compter sur ma ténacité. Je ne vais pas baisser les bras". De son côté, Patrick Kanner, le ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports a contre-attaqué ce dernier en disant : "Quand on est maire, quand on porte l’écharpe de la République, on est là pour appliquer la loi. Non pas pour dire-la loi s’appliquera chez les autres et pas chez moi-. Donc, Monsieur Myard, s’il le faut, j’irai le rencontrer et j’essaierai de le convaincre".

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