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LGJ : Manuel Valls veut "rassurer les Français" sur la crise des migrants

LGJ : Manuel Valls veut "rassurer les Français" sur la crise des migrants

Pour sa première à la tête du Grand Journal, Maïtena Biraben recevait lundi soir Manuel Valls. L’occasion pour le Premier Ministre de revenir sur la conférence de presse tenue par François Hollande quelques heures plus tôt à l’Elysée. Et de réaffirmer la position de la France face à la crise des migrants.

Le débat autour de la crise des migrants à laquelle doit faire face la France depuis plusieurs semaines s’est intensifié jeudi dernier avec la publication de la photo du corps sans vie d’un jeune enfant syrien mort noyé. Résultat, François Hollande était particulièrement attendu sur la question lundi matin alors qu’il recevait les journalistes à l’Elysée pour la sixième fois depuis le début de son mandat. Le Président de la République a officiellement annoncé que la France allait accueillir 24 000 personnes : "La Commission européenne va proposer de répartir 120 000 réfugiés sur les deux prochaines années, ce qui représentera pour la France 24 000 personnes. Nous le ferons" a-t-il assuré. L’accueil de ces réfugiés s’inscrira dans le cadre d’un mécanisme "obligatoire et permanent" à l’échelle de l’espace Schenger. "Le mot important, c’est obligatoire" a souligné François Hollande.

"Il faut ne pas tenir compte parfois des sondages quand on a des convictions"


Et lundi soir, pour sa première à la tête du Grand Journal puisqu’elle a remplacé cet été Antoine de Caunes, Maïtena Biraben recevait Manuel Valls. Et le Premier Ministre a réaffirmé la position de la France vis-à-vis des réfugiés, même après que l’animatrice lui ait rappelé que 56% des Français sont, selon un récent sondage, sont opposés à l’accueil des réfugiés : "Il faut convaincre. Il faut ne pas tenir compte parfois des sondages quand on a des convictions. Il faut rassurer les Français en utilisant les bons mots : l’asile, les réfugiés, les migrants, ceux qui n’ont pas vocation à être sur notre sol. Nous n’avons cessé d’augmenter les moyens de l’OFPRA (l’Office français de protection des réfugiés et apatrides), et nous continuerons. Nous sommes pleinement engagés. L’émotion, nous la partageons. Elle nous bouleverse mais notre rôle, comme responsables c’est de faire en sorte que nous agissions avec humanité, avec responsabilité et avec sérieux".

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