Politique

Le vrai faux départ de la campagne des élections régionales

Le vrai faux départ de la campagne des élections régionales
(c) BFM TV/Capture d'écran

ZAPPING - Lundi, la campagne officielle pour les élections régionales vient de commencer. Mais 10 jours après les attentats de Paris et à deux semaines du premier tour, personne n’a le même avis sur cette campagne.

Reportée en raison des attentats qui ont frappé Paris le vendredi 13 novembre, la campagne officielle pour les élections régionales vient de débuter et personne ne voit les choses du même œil. Entre ceux qui n’attendent que ça et ceux qui ne veulent même pas faire campagne, privilégiant l’union nationale, un monde sépare les partis. "Je pense qu'il faut les maintenir, il faut continuer de vivre. Moi, j'incite tous les Français à aller voter, c'est un moment important et crucial de notre histoire politique, parce que nous avons basculé dans une nouvelle ère" expliquait Rachida Dati au micro de Jean-Jacques Bourdin, sur BFMTV. Valérie Pécresse, interviewée sur Europe 1, elle, en faisant référence au Général de Gaulle exige un nouveau projet : "La vie doit continuer et l’espérance doit renaitre. Je me suis engagé en politique car un jour, un général, qui s’appelait le général de Gaulle, est parti et il a dit - "La France est en guerre, elle va gagner la guerre et je porterai un projet d’espérance. L’espérance française ne s’éteindra jamais".- Aujourd’hui nous avons une élection. C’est un moyen de dire par son vote que nous voulons un autre projet pour la France". Quant à Nicolas Dupont-Aignan, présent sur Public Sénat, "le temps du deuil est passé » et il faut s’attaquer aux régionales très rapidement : Je crois que le temps du deuil est passé. Il est clair que maintenant il doit y avoir le temps du bilan, des responsabilités et des projets. C’est évident qu’il y aura une affluence et d’ailleurs, c’est normal. Les élections servent à quoi ? A sanctionner ceux qui ont échoué".

"Faire campagne comme si de rien n’était me paraissait insupportable"

Chez la Gauche, on ne se voit pas vraiment faire campagne comme si de rien n’était. C’est notamment Claude Bartolone qui a déclaré cela : "Chacun fait comme il le ressent mais je dois vous dire que, face aux souffrances, à un moment où nous allons commencer à enterrer ces victimes,  faire campagne comme si de rien n’était me paraissait insupportable". Interrogé par Guillaume Durand sur LCI, Jean-Christophe Cambadélis a, quant à lui, déclaré que "Les français ne sont pas dans la campagne des élections régionales". Et quand le journaliste lui a demandé si cela voulait dire que la Gauche avançait "dans le brouillard jusqu’au 6 décembre", le premier secrétaire du Parti socialiste a répondu : "Oui, si on veut. D’abord, on ne fera pas campagne avant l’hommage national parce que je crois que ça ne correspond pas à ce que veulent les français". Dans les studios de RTL, Julien Dray a même déclaré : "Nous avons pris la décision de ne pas faire campagne donc je ne vais pas le faire ce matin".

Réagissez à l'actu people