Politique

Le Petit Journal : Manuel Valls raconte comment il a été alerté des attentats du 13 novembre

Le Petit Journal : Manuel Valls raconte comment il a été alerté des attentats du 13 novembre

Yann Barthès recevait Manuel Valls dans son Petit Journal ce mardi 24 novembre sur Canal+. L'occasion pour le Premier ministre de raconter comment il a appris le soir du vendredi 13 novembre que la France était une nouvelle fois le théâtre d'attaques terroristes et comment il s'est inquiété pour ses proches. Un témoignage fort à découvrir dans cette vidéo que nous vous proposons de retrouver sur notre site Non Stop Zapping.

Ce mardi 24 novembre, Manuel Valls était l'invité exceptionnel de Yann Barthès dans Le Petit Journal. En participant à cette émission, le Premier ministre a saisi l'occasion de s'adresser aux jeunes qui sont nombreux parmi les téléspectateurs. "Je ne suis pas là pour faire peur à cette génération, bien au contraire. Mais, je sais qu'elle a peur après ce qui s'est passé le 13 novembre dernier" a ainsi déclaré l'ancien maire d'Evry.

Au moment des attentats, Manuel Valls se trouvait chez lui dans le 11ème arrondissement avec sa compagne, la violoniste Anne Gravoin. Celui qui a annoncé à l'Assemblée la mort du "cerveau" des attentats, Abdelhamid Abaaoud, a raconté à Yann Barthès comment il a appris que la France était à nouveau attaqué par l'Etat Islamique.

"Je me suis dit 'Ca y est, on y est' "

Cela faisait un moment que Manuel Valls vivait la boule au ventre, en sachant que le pays était en danger mais en ignorant où les terroristes frapperaient après les attaques du siège de Charlie Hebdo et de l'Hyper Cacher. Ce vendredi 13 novembre, c'est Bernard Cazeneuve qui lui a appris la terrible nouvelle. "C'est le ministre de l'Intérieur qui m'a alerté par texto en me disant qu'il se passait quelque chose au Stade de France et du côté de la République. Et puis, c'est une connaissance qui m'a appelé quelques minutes après, qui vit du côté de la rue de Charonne - à 150-200 mètres de là où j'habite en effet - pour m'alerter d'une fusillade avec des gens qui étaient à terre et sans doute qui avaient été tués" commence-t-il ainsi par se souvenir avant d'ajouter :

"J'ai eu deux pensées. La première, je me suis dit 'Ca y est, on y est'. Cet attentat multicide que nous redoutions, cet attentat sur plusieurs endroits, cet attentat de masse, et je ne savais pas à ce moment-là ce qui était en train de se passer au Bataclan. Puis la deuxième pensée, ça a été de savoir où étaient mes enfants, puisque j'habite en effet ce quartier qui est celui d'Anne, de ma femme. Ils étaient dehors. J'ai été vite rassuré. Deux d'entre eux auraient pu être au match de foot... Je connais ces lieux. Moi je suis un évryen, donc ce n'est pas ma ville directement mais j'habite ce quartier maintenant depuis quelques années. Anne, c'est son quartier, c'est son QG. "

 

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