Politique

Laurent Delahousse agace Eric Dupond-Moretti qui lui répond fermement (vidéo)

Laurent Delahousse agace Eric Dupond-Moretti qui lui répond fermement (vidéo)

Invité du JT de France 2 dimanche 19 juillet, Eric Dupond-Moretti est revenu sur sa nomination. Alors que Laurent Delahousse le taquine, le ministre de la Justice lui répond fermement.

Depuis sa nomination en tant que nouveau garde des Sceaux, l’avocat Eric Dupond-Moretti est sous le feu des projecteurs. Il a donné sa première interview en tant que ministre de la Justice dimanche 19 juillet à Laurent Delahousse dans le JT de 20h. Il s’est confié sur sa première réaction lorsqu’on lui a proposé le ministère de la Justice. "Surpris, interloqué, ému pas hésitant" raconte Eric Dupond-Moretti. Au cours de l’interview, le présentateur évoque les juges et les magistrats et demande s’ils bénéficient "d’une forme d’impunité" et précise sa pensée : "Est-ce que les sanctions disciplinaires du conseil supérieur de la magistrature répondent à des codes qui ne sont pas ceux auxquels vous adhérez ?"

"On sent déjà que vous avez changé"

Alors que Eric Dupond-Moretti débute sa réponse, "C’est un des grands chantiers, c’est la responsabilité des juges. D’abord on va mettre en place cette justice de proximité", Laurent Delahousse intervient, "On sent déjà que vous avez changé". Et il argumente, "Parce que vous êtes devenu ministre dans le langage, on sent que vous prenez des précautions et à une époque on vous entendait dire ‘Quand même en France c’est pas normal les magistrats ils sont impunis (…)". Visiblement surpris par cette intervention, Eric Dupond-Moretti répond fermement "Attendez je suis en train de vous dire qu’on va mettre un chantier qui est celui de la responsabilité des juges. Quant aux termes choisis Monsieur Delahousse, ces choses-là sont dites. Mais les choses restent les mêmes non ?"

"Je ne veux pas faire excès de caporalisme"

Après réflexion le présentateur répond "Je crois. Donc vous allez mettre ce chantier en les consultant, en discutant avec eux ?" Celui qui est avocat explique, "Non mais moi je ne veux pas faire excès de caporalisme, je veux évidemment discuter. Vous savez, j’ai entendu que c’était la guerre, la nomination du garde des Sceaux mais de la même façon que quand j’étais avocat je ne choisissais pas mes juges, je pense que les juges ne choisissent pas les gardes des Sceaux. Et ce que l’on a appelé la guerre c’est en réalité l’application stricte de la constitution qui permet au Premier ministre et au président de la République de nommer à ce poste qui ils ont envie de nommer".

Par Valentine V.

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