Politique

Jungle de Calais : Des migrants se cousent la bouche en signe de protestation (vidéo)

Jungle de Calais : Des migrants se cousent la bouche en signe de protestation (vidéo)

Huit migrants iraniens se sont cousus eux-mêmes la bouche avec du fil et des aiguilles mercredi pour protester contre le démantèlement de la Jungle de Calais. Ils exigent la venue d'un représentant des Nations Unis dans le bidonville. Une séquence que nous vous proposons de retrouver sur notre site Non Stop Zapping.

Il y a une semaine, Jude Law avait effectué une visite surprise dans la Jungle de Calais pour dénoncer les conditions de vie des migrants : "Il faut trouver une solution, en particulier pour ces enfants. C’est choquant de se dire que si près de Londres et de Paris des gens, et surtout des centaines d’enfants non accompagnés, vivent dans une situation aussi épouvantable. Les deux tiers de ce lieu doivent être évacués, et on ne sait pas ce qu’ils vont devenir. Quelle journée. Il est temps d'agir main dans la main avec les enfants de Calais. Nous devons changer les choses maintenant" avait-il lancé à quelques jours du début du démantèlement du camp décidé par l'Etat français. Un démantèlement qui a conduit à une après-midi de violences ce lundi, plusieurs cabanes ayant été incendiées par des réfugiés et des militants de No-border avant des échanges de projectiles et de gaz lacrymogènes entre migrants et forces de l'ordre.

"Nous sommes humains"

Et mercredi une nouvelle action choc a été menée par huit réfugiés iraniens dans la Jungle de Calais. En signe de protestation contre le démantèlement du camp, ceux-ci ont décidé de se coudre eux-mêmes la bouche avec du fil et des aiguilles : "Ils nous ont sollicité pour qu'on leur couse la bouche, nous avons bien sûr refusé", a rapporté Olivier Marteau, responsable de Médecins sans frontières pour Calais. Résultat, les huit hommes "ont fait ça eux-mêmes de façon peu sanitaire, en stérilisant des aiguilles en les chauffant". Devant les médias, ils ont également brandi des pancartes avec les inscriptions "We are humans" (Nous sommes humains) et "Where is your democracy? Where is our freedom?" (Où est votre démocratie? Où est notre liberté?). Les réfugiés réclament la venue d'un représentant des Nations Unies, un défenseur des Droits de l'Homme, dans la Jungle.

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