Politique

Jean-Luc Mélenchon s’en prend violemment à François Hollande : "François, cette fois-ci ça suffit !"

Jean-Luc Mélenchon s’en prend violemment à François Hollande : "François, cette fois-ci ça suffit !"

ZAPPING - Depuis que l’on sait que Manuel Valls défendra la réforme constitutionnelle, dans laquelle la mesure à propos de la déchéance de nationalité figurera, les politiques de tous bords expriment leur mécontentement. Mais cette fois-ci, le mécontentement vient de la gauche de la gauche.

C’est finalement Manuel Valls qui défendra la réforme constitutionnelle où figure la mesure phare de déchéance de nationalité pour lutter contre terrorisme. Au-delà de la posture très critiquée de Christiane Taubira qui n’est pas en accord avec le texte, c’est l’efficacité de la mesure et la question de la binationalité qui font toujours débat. A gauche de la gauche, on demande à François Hollande de reculer. A Télé Matin, Benoit Hamon, Député PS des Yvelines, s’est exprimé dans ce sens : "Je veux dire au Président de la République qu’il faut qu’il recule sur cette question de la nationalité. Que l’on travaille aujourd’hui dans une loi à une peine d’indignité nationale, à une peine de déchéance civique ou de déchéance de citoyenneté. Nous serons nombreux à y travailler. Mais inscrire dans la Constitution le fait que deux français sont inégaux devant la loi,  parce que l’un est binational et l’autre ne l’est pas, alors qu’ils sont tous les deux nés sur le sol français... Il doit reculer sur ce point". Semblant touchée par la situation, Emmanuelle Cosse, Secrétaire nationale d’EELV, a déclaré que cette mesure était une erreur en précisant qu’elle a été "extrêmement choquée par cette proposition dans le discours du congrès du président de la république". Au micro de RTL, Jean-Luc Mélenchon, Député européen, fondateur du Parti de Gauche, n’a pas fait dans la dentelle et appelle François Hollande à la mesure : "Je dis à Hollande : François, cette fois-ci ça suffit. Pas ça. Tout le reste on peut le discuter mais ne change pas l’identité de la République Française. Ca ne t’appartient pas ! Ca appartient au peuple tout entier. Et si tu veux vraiment faire ça, alors fait un référendum pour demander aux français si ils sont d’accord".

"Quelqu’un qui veut tuer la France n’a rien à faire dans la nation française"

A Gauche, certains pensent tout de même que cette mesure est primordiale et qu’elle doit passer. Didier Guillaume, Président du groupe PS au Sénat, par exemple, s’est exprimé en faveur de la proposition et a expliqué pourquoi : "Quelqu’un qui ne se reconnait pas dans la France, qui veut tuer la France, qui veut tuer son modèle et qui tue ses enfants n’a rien à faire dans la nation française. Je suis catégorique là-dessus". Eric Woerth, Député Les Républicains de l’Oise, à quant à lui expliqué qu’il "(voterai) la réforme constitutionnelle sur déchéance de nationalité et état d’urgence parce que c’est aussi symbolique".

Réagissez à l'actu people