Politique

Grèce : François Hollande et Angela Merkel tendent la main à Alexis Tsipras : "La porte reste ouverte aux discussions"

Grèce : François Hollande et Angela Merkel tendent la main à Alexis Tsipras : "La porte reste ouverte aux discussions"

Après le référendum inédit en Grèce dimanche, et la victoire du "Non", Angela Merkel et François Hollande ont décidé de se rencontrer ce lundi 6 juillet pour évoquer les conséquences du "Non". Lors d'une conférence de presse après leur réunion, les deux chefs d'états sont clairs, c'est à Alexis Tsipras de trouver une solution à la situation.

La Grèce a finalement décidé de rejeter les mesures proposées par l'Union Européenne, la Banque Centrale Européenne et le FMI pour tenter de sortir le pays de la crise. Face au "non" qui est une mauvaise nouvelle pour les dirigeants européens, la chancelière allemande Angela Merkel et le président français François Hollande ont décidé de se rencontrer à l'Elysée ce lundi 6 juillet.
 
Avant même cette rencontre, Angela Merkel a fait savoir via son porte-parole, Steffen Seibert, qu'elle n'était absolument pas prête à faire des concessions à la Grèce : "Compte tenu de la décision d'hier des citoyens grecs, les conditions pour des négociations sur un nouveau programme d'aide ne sont pas réunies. Le vote de dimanche est un rejet du principe qui a guidé les aides aux pays, le principe selon lequel la solidarité et les efforts sont indissociables, or le gouvernement allemand reste fidèle à ce principe".  
 

"Nous respectons le vote des Grecs"

 
Après une réunion qui a duré un peu plus d'une heure, Angela Merkel et François Hollande ont donné une conférence de presse commune à l'Elysée : "Nous prenons acte du résultat et nous respectons le vote des Grecs parce que l'Europe c'est la démocratie", a déclaré François Hollande. Toutefois, les deux chefs d'états estiment que c'est à Alexis Tsipras de faire le premeir pas : "La porte est ouverte aux discussions et il revient maintenant au gouvernement d'Alexis Tsipras de faire des propositions sérieuses, crédibles pour que cette volonté de rester dans la zone euro puisse se traduire".   
 
Toutefois pour la chancelière allemande, les prochaines négociations entre la Grèce et les pays européens risquent d'être difficiles : "Nous disons en effet que la porte reste ouverte aux discussions (...) En même temps, les conditions préalables pour rentrer dans de nouvelles négociations sur un programme concret de mécanisme européen de stabilité ne sont pas encore réunies et c'est la raison pour laquelle nous attendons maintenant des propositions tout à fait précises du premier ministre grec, un programme qui permettrait également à la grêce de retrouver la prospérité" 
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