Politique

Face à l’évocation de l’affaire Adama Traoré, Bernard Cazeneuve s’énerve (Vidéo)

 Face à l’évocation de l’affaire Adama Traoré, Bernard Cazeneuve s’énerve (Vidéo)

Ce mercredi, lors des "Questions au gouvernement" à l’Assemblée nationale, le député socialiste Pouria Amirshahi a évoqué l’affaire Adama Traoré en remettant en cause le travail des forces de l’ordre. Des propos qui ont provoqué la colère du ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve. Une vidéo à retrouver sur notre site Non Stop Zapping.

Comme souvent lors des "Questions au gouvernement" à l'Assemblée nationale, les débats sont animés entre les députés. Et mercredi, alors que la grogne des policiers se fait toujours entendre dans la rue, le député socialiste Pouria Amirshahi a évoqué l’affaire Adama Traoré. Et ce dernier a remis en cause le travail des forces de l’ordre dans cette histoire. "Lorsque sa mère se présente à la gendarmerie, on lui répond que son fils est en garde à vue. Il est en fait déjà mort. Un sapeur-pompier volontaire, intervenu dans la gendarmerie pour réanimer Adama Traoré, a clairement signifié à l’inspection générale de la gendarmerie nationale, contrairement à l’affirmation des gendarmes, que non seulement le jeune homme n’avait pas été placé en position latérale de sécurité et qu'il n’avait en réalité plus de ventilation (…) Les secours ont dû s’y reprendre à deux fois pour obtenir des gendarmes qui lui retirent les menottes afin de procéder au massage cardiaque." 

"Je ne peux plus accepter la mise en cause des forces de l’ordre"

Et de conclure : "La lutte contre l’impunité doit concerner tout le monde monsieur le premier ministre, y compris ceux qui sont dépositaire d’une parcelle du pouvoir et de l’autorité." Mais ces propos et l’évocation de l’affaire Adama Traoré, dont la famille a interpellé François Hollande, n’a pas été du goût de Bernard Cazeneuve. "Ce que je ne peux plus accepter et je vous le dis sans énervement et avec la plus grande franchise, c’est la mise en cause permanente et à longueur de semaine du travail fait par les forces de l’ordre. Je demande simplement pour eux, parce qu’ils le méritent, que ces agressions sont inacceptables (…) A chaque fois qu’il y a, monsieur le député des sujets du type que vous évoquez, l’inspection générale de la police nationale et de la gendarmerie nationale sont saisies. Et à chaque fois que des tragédies se produisent et qu’il y a des violences nous faisons en sorte que la vérité soit établie", a répondu le ministre de l’Intérieur

Par Nicolas D

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