Politique

Enseigner l'arabe à l'école dès le primaire : la proposition du gouvernement qui divise (Vidéo)

Enseigner l'arabe à l'école dès le primaire : la proposition du gouvernement qui divise (Vidéo)

Pour faire face au séparatisme islamiste, le gouvernement veut que l'arabe soit enseigné dès l'école primaire. Une proposition qui fait polémique. Une séquence à retrouver sur Non Stop Zapping.

Vendredi 2 octobre, Emmanuel Macron a pris la parole pour un long discours sur les séparatismes. Il a surtout évoqué un problème en particulier : le séparatisme islamiste. Pour lutter contre cela, le gouvernement envisage de prendre tout un arsenal de mesures. "J’ai pris une décision sans doute (...) l’une des plus radicales depuis les lois de 1882 et celle assurant la mixité scolaire entre garçons et filles en 1969". "Dès la rentrée 2021, l’instruction à l’école sera rendue obligatoire pour tous dès 3 ans. L’instruction à domicile sera strictement limitée", a ainsi affirmé le chef de l'Etat. L'idée pour l'Etat est de lutter contre l'endoctrinement dès le plus jeune âge et favoriser l'école publique.

La 8e langue enseignée dans le système scolaire

Une autre proposition qui découle de ce même constat est l'apprentissage de l'arabe à l'école dès le primaire. L'idée n'est pas nouvelle. Elle avait déjà été soumise en 2018 par Hakim El Karoui dans un rapport sur l'islam et les pistes pour lutter contre le fondamentalisme religieux. Aujourd'hui, ce n'est que la 8e langue enseignée au sein du système scolaire français, derrière le portugais et le russe. L'Etat voudrait que l'apprentissage de l'arabe soit facilité pour être plus facilement contrôlé. "L'enseigner à l'école, c'est aussi un moyen de réduire le pouvoir des religieux", a affirmé Gérald Darmanin, ministre de l'Intérieur dans une interview au JDD.

Une idée qui séduit certains politiques tandis que d'autres sont beaucoup plus frileux. "J'ai eu une association proche des Frères musulmans qui proposait dans les quartiers des cours d'arabe", explique François Pupponi, député du Val-d'Oise. "Les familles confiaient les enfants à ces associations", ajoute l'élu qui est favorable à l'apprentissage de l'arabe en classe. D'autres politiques voient là une dérive et pensent que cela peut être associé à "l'apprentissage d'une religion à l'école". Luc Ferry, ancien ministre de l'Education trouve cette proposition "absurde" et juge "l'argumentation complètement débile".

En France, près de 15 000 collégiens et lycéens étudient l'arabe.

Par Mélanie C.

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