Politique

Emploi fictif : François Fillon dénonce la misogynie dont sa femme est victime (vidéo)

Emploi fictif : François Fillon dénonce la misogynie dont sa femme est victime (vidéo)

Ce mercredi "Le Canard Enchaîné" publiait un article accusant François Fillon d’avoir embauché sa femme durant quatre ans, au frais du contribuable. Si Pénéloppe Fillon n’a fait aucune déclaration sur son possible emploi fictif, le candidat à la présidentielle de la République a évoqué une misogynie de la part de l’hebdomadaire satirique. Une séquence à retrouver sur Non Stop Zapping.

 

Alors que François Fillon est en pleine campagne pour accéder à la plus haute fonction de l’État, c’est sa femme qui est, à ce jour, sous le feu des projecteurs. C’est un article publié ce mercredi 25 janvier par "Le Canard Enchaîné" qui accuse Pénéloppe Fillon d’avoir occupé un emploi fictif, en tant qu’attachée parlementaire de son mari, de 1998 à 2002. La femme aurait alors touché 500 000 euros sans laisser aucune trace d’elle à l’Assenblée Nationale. Avocate de formation, elle n’a jamais exercé, comme le précise sa fiche d’élue au Conseil municipal de Solesmes, dans la Sarthe, où elle siégeait en 2014. Il y est simplement inscrit "femme au foyer". 

 "Alors parce que c’est mon épouse elle n’aurait pas le droit de travailler ?"

La femme du candidat des Républicains, à la présidence de la République, s’est toujours faite très discrète et elle le confirme cette fois encore, en ne faisant aucune déclaration concernant la polémique. C’est François Fillon qui est monté au créneau ce mercerdi, accusant le journal "Le Canard Enchaîné" de "mépris et de misogynie". Il n’a cependant pas nié avoir fait travailler sa femme "alors parce que c’est mon épouse elle n’aurait pas le droit de travailler ? Imaginez un instant qu’un homme politique dise d’une femme, comme le fait cet article, qu’elle ne sait faire que des confitures, toutes le féministes hurleraient." Pénéloppe Fillon devra-t-elle, à son tour, se défendre de ces accusations publiquement? Elle, qui avait déclaré au "Telegraph" en 2007 que les médias n’étaient pas "son habitat naturel". Surtout, quel impact aura cette polémique sur la campagne de François Fillon ? Une enquête préliminaire vient en tout cas d'être ouverte, par le parquet financier. 

Par Camille Esnault

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