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Emmanuel Macron : son vif échange avec des infirmières (vidéo)

Emmanuel Macron : son vif échange avec des infirmières (vidéo)

Lors d'une visite à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris, Emmanuel Macron a été vivement interpellé par des infirmières au sujet de la prime et des salaires du personnel soignant en difficulté face à la crise sanitaire. Une séquence à découvrir sur Non Stop Zapping.

L'échange a été tendu. Ce vendredi 15 mai, Emmanuel Macron s'est rendu à l'hôpital parisien de la Pitié-Salpêtrière. Présent pour participer à une table ronde avec des médecins, le président de la République a aussi rencontré le personnel soignant qui ne l'a pas épargné au sujet de ses conditions de travail. Alors que le décret pour attribuer une prime allant de 500 à 1500 euros aux membres du personnel hospitalier a été publié ce vendredi, une infirmière a fustigé le chef d'Etat sur les promesses du gouvernement. "Avant même le Covid, on était désespérés. C'est gentil la prime, on la prendra, mais ce qu'on veut, c'est la revalorisation [des salaires], de combien et quand. A chaque promesse, vous nous rajoutez des conditions, on est désespérés, on ne croit plus en vous", a-t-elle lancé. 

Emmanuel Macron reconnaît une erreur

Emmanuel Macron répond qu'il n'a "jamais fait de promesse là-dessus", et ajoute : "quand je fais des promesses, je les tiens". Une autre infirmière interpelle alors le chef d'Etat : "Nous nos salaires, on n'y voit pas la différence (...) Il a fallu le Covid pour que vous réagissiez sur le fait que les hôpitaux sont en souffrance, ce n'est pas normal". En colère, une infirmière des urgences lui lance : "C'est pas 300 euros qu'il faut, c'est bien plus pour garder notre personnel. En réanimation, les deux tiers des effectifs partent". Auprès du ministre de la Santé, Olivier Véran, Emmanuel Macron a promis de "mettre fin" à la "paupérisation" de l'hôpital, avant de revenir sur la réforme du système de santé engagée il y a deux ans. "On a sans doute fait une erreur dans la stratégie annoncée", a-t-il reconnu en expliquant qu'elle ne "portait pas assez de sens".  "J’étais convaincu qu’on était en train de changer les choses" et "c’est très cruel pour moi-même", a assuré Emmanuel Macron qui affirme qu'il "sera au rendez-vous" face aux interrogations des soignants.

 

 

 

Par Marie Merlet

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