Politique

Déchéance de nationalité : Un député fond en larmes à l’Assemblée nationale (Vidéo)

Déchéance de nationalité : Un député fond en larmes à l’Assemblée nationale (Vidéo)

Dans la nuit de lundi à mardi, les députés ont débattu sur l'article 2 de la loi de révision consacré à la déchéance de nationalité. Et alors que plusieurs d’entre eux ont pris la parole dans l’Hémicycle, l’intervention du député "UDI", Charles de Courson, ému aux larmes, a provoqué une salve d’applaudissements et d'émotion. Une vidéo que nous vous proposons de retrouver sur Non Stop Zapping.

Depuis plusieurs semaines maintenant, le débat concernant la déchéance de nationalité oppose le gouvernement avec un grand nombre de députés de gauche comme de droite. Il ne se passe plus une journée sans que les déclarations des partisans et des opposants ne fassent la Une de la presse. Dans la nuit de lundi à mardi, les députés ont d’ailleurs été invités à examiner l'article 2 de la loi de révision consacré à la déchéance de nationalité après avoir voté l'article 1 inscrivant dans la Constitution le régime de l'état d'urgence. Mais alors que certains ont pris la parole pour donner leurs avis, l’intervention du député "UDI",  Charles de Courson, a retenu l’attention de ses confrères et consœurs.  

"Mon père était résistant et a été qualifié de terroriste par l'occupant nazi"

Il a expliqué pourquoi il n’aurait pas voté pour la première rédaction de la loi car elle stigmatisait les binationaux. "Voter pour ce texte, c'était trahir la mémoire de mon grand-père, député de la Nation, mort à Neuengamme [camp de concentration allemand, NDLR] et qui avait voté contre les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain parce qu'il était contre le sabordage de la République : "Voter pour ce texte, c'était trahir sa mémoire.", a-t-il lancé ému aux larmes. Puis, il a expliqué pourquoi la deuxième rédaction de cette loi aura son vote favorable. "Je voterai la nouvelle rédaction de l'article 2 parce qu'elle permet d'appliquer la déchéance de nationalité à tous les Français condamnés pour des crimes et des délits graves en lien avec le terrorisme", a-t-il justifié avant de poursuivre : "Pendant la Seconde guerre mondiale, mon père était résistant, a été qualifié de terroriste par l'occupant nazi parce qu'il avait pris les armes. Il avait été qualifié de terroriste non pas par des juridictions indépendantes mais par l'occupant. Donc, voter l'article 2 dans sa nouvelle rédaction ne trahira pas la mémoire de mon père".

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