Politique

Déchéance de nationalité - Ségolène Royal (PS) : "Nous ne devons pas nous diviser" (vidéo)

Déchéance de nationalité - Ségolène Royal (PS) : "Nous ne devons pas nous diviser" (vidéo)

ZAPPING - Alors qu’il doit rencontrer Claude Bartolone, le président de l’Assemblée nationale, et Gérard Larcher, président du Sénat, dans la journée, François Hollande doit encore faire face aux désaccords par rapport à la question de la déchéance de nationalité.

Ce mercredi, François Hollande reçoit le président de l’Assemblée nationale Claude Bartolone et son homologue du Sénat Gérard Larcher pour échanger sur la question de la déchéance de nationalité. Sur ce sujet, il rencontrera également les groupes parlementaires vendredi. Sur Europe 1, Luc Chatel explique le choix de son parti : "Nous avons eu un débat, au sein des Républicains, qui a été tranché très largement, puisqu’à une très grande majorité, le bureau politique a décidé de voter pour l’intégration de la déchéance de nationalité". Christian Jacob, Président du groupe Les Républicains à l’Assemblée nationale, lui, mesure son contentement : "Il ne faut pas s’arrêter là parce que si on l’inscrit dans la Constitution, cela veut dire que l’on pose le principe dans la Constitution mais qu’en même temps il n’y a pas de loi d’application. C’est une mesure qui ne servirait à rien". Et pour Hervé Morin, Président du conseil régional de Normandie, ce qui n’est pas suffisant "c’est que ce soit simplement une déchéance après 15 ans de prison pour ceux qui sont revenus en France". "Pour moi, c’est largement insuffisant donc je veux simplement savoir si le dispositif constitutionnel, tel qu’il est fixé, le permet. Ca me parait être un sujet essentiel" a-t-il ensuite rajouté.

Ségolène Royal appelle son parti à ne pas se diviser

Sur I-Télé, Ségolène Royal, Ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie, a préféré rassembler : "Nous ne devons pas nous diviser sur des sujets comme ça parce que ceux qui ont fait de la violence et du crime leurs modes d’action, et de la peur aussi, n’attendent que cela". Bruno Le Roux, Député PS de la Seine-Saint-Denis, a quant à lui, déclaré que le Président de la République était soutenu dans sa décision : "S’il y avait aujourd’hui un vote, bien sûr qu’il y a une majorité pour soutenir le Président de la République". Face à Jean-Jacques Bourdin, Emmanuel Macron, Ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique, a aussi donné son avis sur la question : "Moi, j’ai de la considération, au sens propre du terme, pour les voix qui s’élèvent en disant - "Faites attention au sentiment que ça peut créer chez les binationaux" - et je crois que c’est aussi avec ça à l’esprit que le Président de la République entame les consultations de ces deux journées ".

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