Politique

Déchéance de nationalité : Anne Hidalgo se dit dans "un état de rage" (vidéo)

Déchéance de nationalité : Anne Hidalgo se dit dans "un état de rage" (vidéo)

ZAPPING - Depuis quelques semaines, la question de la déchéance de nationalité divise et pas seulement entre la Gauche et la Droite. Au sein même de la Gauche, les avis divergent.

Dans son discours devant le Congrès le 16 novembre, François Hollande avait souhaité étendre la déchéance de nationalité à tous les binationaux, y compris ceux qui sont nés français. Une volonté qui ne plait pas à tout le monde. Mais au PS, Bruno Le Roux, Président du groupe PS à l’Assemblée Nationale pense qu’il faut y réfléchir : "Il faut, bien entendu, explorer cette question. Je souhaite que l’on ne fasse pas de différence mais tout cela dans le respect des règles auxquelles est soumise la France et des traités qu’elle a pu signer. Je souhaite qu’il n’y ait pas de différence qui puisse être faite entre les terroristes. Pourquoi est-ce que l’on irait faire la différence entre celui qui a deux nationalités et celui qui n’en a qu’une seule quand il a attaqué notre pays ?". Brice Hortefeux, lui, ne comprend pas "les vapeurs" des sceptiques à ce sujet. Quand à Florian Philippot, il pense que "cette affaire devrait passer comme une lettre à la poste" et souhaite un "vote".

"Je suis dans un état de rage"

Au micro de France Inter, Anne Hidalgo, Maire PS de Paris, s’est indignée et s’est totalement opposée à la déchéance de nationalité. "Comme beaucoup de Français, je ne supporte plus les postures, parfois les impostures. Je ne supporte plus tout ça. Ce qui me fait sortir de mes gons, c’est cette question de la déchéance de nationalité. Tout le monde sait que ça ne sert à rien. Est-ce qu’on n’aurait pas pu y réfléchir avant ?" explique-t-elle. De son côté, Alain Juppé pense que l’extension des conditions de la déchéance de nationalité est  "une ligne rouge absolue". "Ce n’est pas un problème juridique mais un problème moral. Est-ce que la patrie des Droits de l’Homme peut se mettre en contradiction avec la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme ? Pour moi, la réponse est non. En toute sincérité, je pense que c’est à côté de la plaque et que ce n’est absolument pas cela qui nous permettra de faire face à la montée du terrorisme" conclut-il. L’ancien ministre Dominique Perben estime, quant à lui, que "si l’on va vers la fabrication d’apatrides, on est fous".

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