Politique

Claude Bartolone dézingue Nadine Morano

Claude Bartolone dézingue Nadine Morano

ZAPPING - Interrogé au micro de RTL, le président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone (PS), a exprimé le fond de sa pensée en ce qui concerne Nadine Morano et le reste de la droite par rapport à la polémique de « la race blanche ».

Invité pour la publication de son nouveau livre, Le moment est venu de dire ce que j’ai vu, le président du Mouvement pour la France (MPF), Philippe de Villiers, a d’abord exprimé son "dégoût" du monde politique. D’ailleurs, dès le début de l’interview, il prend un ton grave et dit solennellement "Je ne veux pas que mon pays meure, et c'est pour ça que j'ai écrit ce livre". A propos de Nadine Morano, l’ancien ministre de Jacques Chirac ne comprend pas cet acharnement sur elle : "On voit bien ce qu'elle a voulu dire. La France, à l'origine, est un pays de race blanche. Aujourd'hui, la France n'est pas un pays de race blanche, elle est multi-ethnique, mais elle est uni-culturelle". "Oui, je soutiens Nadine Morano" dit-il avant de développer son point de vu : "Si on lui tombe dessus aujourd'hui (sur Nadine Morano, Ndlr), c'est parce qu'il y a une préférence musulmane. Regardez ce qu'il se passe: l'accueil des migrants. On est en train de fabriquer un Kosovo islamique". Il conclut même en parlant de "christianophobie" : "La christianophobie est une opinion, on a le droit de profaner la croix du christ, mais l'islamophobie est un délit. Si moi je dis quelque chose sur l'islam, là dans un instant, je risque la prison".

"C'est la plus stupide qui s'est fait prendre"

Le président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone (PS), lui, a dézingué la députée des Républicains, Nadine Morano, et en a profité pour dire ce qu’il pensait de toute la Droite. En effet, Bartolone explique que la polémique que Nadine Morano a déclenché dans On n’est pas couché en disant que la France était un "pays de race blanche" est la faute de la Droite toute entière : "Bien entendu que je condamne d’une manière absolue les propos de Morano mais je condamne aussi toute la bande qui était avec elle et qui l’a amené à tenir ces propos"."Ce ne sont pas des propos comme ça, qui viennent de nulle part. Lorsque, depuis le retour de Nicolas Sarkozy, le parti de la droite tient réunion sur réunion sur l'islam, lorsque Nicolas Sarkozy, devant le think tank Choiseul, tient des propos sur le thème 'On va arrêter de se faire culpabiliser sur les banlieues', lorsqu'un certain nombre de députés de droite disent 'On va accueillir des réfugiés, mais des Syriens', lorsqu'un élu de droite dit 'Je vais accueillir des réfugiés chrétiens, mais pas d'autres parce qu'eux au moins ils ne coupent pas la tête de leur patron', il y a une dérive". Explique-t-il. Mais même s’il n’épargne pas le parti des Républicains, il n’oublie pas d’envoyer un tacle sévère à la principale intéressée, Nadine Morano : "À force de courir après le Front national, c'est la plus stupide qui s'est fait prendre".

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