Politique

Charlie Hebdo : Gilbert Collard (FN) avoue avoir été un "mouton" en se disant Charlie (Vidéo)

Charlie Hebdo : Gilbert Collard (FN) avoue avoir été un "mouton" en se disant Charlie (Vidéo)

Invité sur le plateau d’Itélé ce jeudi 5 janvier, Gilbert Collard est revenu sur les attentats de Charlie Hebdo et sur son soutien apporté à la rédaction décimée. Aujourd’hui, il explique s’être dit ‘’Charlie’’, pour ‘’faire comme tout le monde’’.

Le 7 janvier prochain, la France célebrera le triste anniversaire des deux ans de la tuerie de Charlie Hebdo. En 2015, les frères Kouachi, Chérif et Saïd, lourdement armés, pénétraient dans les locaux du journal satirique pour en décimer les journalistes. Au total, douze personnes sont mortes sous les balles des deux terroristes, des dessinateurs ainsi que plusieurs chroniqueurs du journal. Dans leur fuite, les deux assaillants ont également ouvert le feu sur deux officiers de police.

 

À l’époque, l’attaque avait soulevée une vague de solidarité et de rassemblement unique en France, réunissant dans les rues plus de 4 millions de personnes ainsi que des dizaines de personnalités politiques internationales le 11 janvier suivant, tous réunis sous l’impulsion du slogan ‘’Je suis Charlie’’.

 

‘’Moi aussi, il m’arrive d’être un mouton’’

 

Cette grande marche, le Front national n’y a pas participé. Parmi ses membres, pourtant, plusieurs se sont également revendiqués ‘’Charlie’’. Ce fût notamment le cas de Gilbert Collard, député du Gard et proche collaborateur de Marine Le Pen. Deux ans plus tard, l’élu donne une toute autre version de son soutien de l’époque. Interrogé sur Itélé pour savoir s’il se dit ‘’toujours Charlie’’, Gilbert Collard se montre cinglant. ‘’Il s’agit pas de dire ‘je suis Charlie’’, mime-t-il avec une moue réprobatrice. À ce moment-là, j’ai fait comme tout le monde parce que moi aussi il m’arrive d’être un mouton de Panurge’’.

 

Plus Charlie, Gilbert Collard ? ‘’Je trouve que la manière dont les choses ont évoluées à Charlie Hebdo, notamment du point de vue de la répartition des sommes qui ont été récupérées, a fait quand même un peu scandale, cela m’a déplu’’, argumente-t-il. Il assure toutefois ne pas regretter ‘’du tout’’ d’avoir tenu un autre discours au moment des attentats de janvier 2015. ‘’Je pense qu’au moment où le drame est arrivé, on se devait d’être Charlie’’.

 

Par Alicia Dubreuil

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