Politique

Charles Pasqua : Mort de l’ancien premier flic de France

Charles Pasqua : Mort de l’ancien premier flic de France

Ce lundi 29 juin au soir, l’ancien ministre de l’Intérieur, Charles Pasqua, s’est éteint à l’âge de 88 ans des suites d’un accident cardiaques. Ce fervent défenseur du gaullisme était une figure incontournable du monde politique français. Et l’homme s’était fait un nom grâce à sa gouaille légendaire. L’occasion pour Non Stop Zapping de vous faire redécouvrir certaines de ses envolées lyriques.

La politique française vient de perdre l’une de ses figures emblématiques. En effet, hier soir, la famille de Charles Pasqua a déclaré dans un communiqué, publié dans "Le Point", que l’ancien ministre de l’intérieur était décédé des suites d’un accident cardiaque.

"Il s’est éteint à l’hôpital Foch de Suresnes dans les Hauts-de-Seine, où il résidait, dans ce département qu’il avait façonné par sa ferme volonté d’inscrire l’action politique en réalisations concrètes et ambitieuses. Il est toujours resté fidèle à son engagement gaulliste dans la Résistance contre l’occupant nazi. Pour lui, la politique était un combat au service de la France, dans la fidélité à ses compagnons, dans le respect de ses adversaires dès lors qu’ils étaient animés, comme lui, par la conviction et le courage."

Une gouaille légendaire et des démêlés judiciaires

 Si la carrière politique de l’ancien locataire de la place Beauvau sous les gouvernements Chirac (1986-88) et Balladur (1993-95) a été riche, elle a aussi été marquée par des zones d’ombre et des polémiques. Charles Pasqua a été cité dans une dizaine d’affaires judiciaires dont les plus célèbres, l’Angolagate où il a clairement accusé Jacques Chirac, comme vous pouvez le voir dans notre vidéo, où encore celle du financement illégal de sa campagne européenne en 1999.

Condamné pour certaines et relaxé pour d’autres, l’homme politique n’a jamais joué la langue de bois et s’est toujours montré comme un fervent défenseur des idées du Général de Gaulle. On lui doit des phrases célèbres comme il faut "terroriser les terroristes" et des empoignades mythiques comme ce 10 décembre 1986.

Charles Pasqua répond à Pierre Mauroy sur l’affaire Malik Oussekine, tué lors d’une manifestation qui a dérapé aux alentours de la Sorbonne à Paris, le 6 décembre de la même année. "Vous n'avez pas le monopole du cœur, ni celui de la générosité, ni celui de l'intelligence", lance-t-il sous les huées de l’Assemblée Nationale. Non Stop Zapping vous propose de redécouvrir dans des extraits sa gouaille légendaire.

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