Politique

Au Tableau : Benoît Hamon revient sur la polémique ‘’Bamboula’’

Au Tableau : Benoît Hamon revient sur la polémique ‘’Bamboula’’

Dimanche soir, C8 lançait sa première émission politique : Au tableau. Quatre candidats à la présidentielle se sont confrontés aux questions de jeunes enfants dans leur salle de classe. Benoît Hamon en a profité pour revenir sur l’affaire Théo. Non Stop Zapping vous montre les images.

C’est  une première pour la chaîne de la TNT. Dimanche soir, C8 lançait ‘’Candidat, au tableau !!!’’, sa nouvelle émission politique. Au programme quatre candidats à l’élection présidentielle, parmi les favoris (Marine Le Pen a décliné l’invitation, ndlr) se sont rendus dans une classe d’école primaire pour répondre aux questions d’une vingtaine d’élèves. Très préparés, les jeunes citoyens n’ont rien laissé au hasard et n’ont pas hésité à poser des questions parfois fâcheuses aux candidats. Ce n’est pas François Fillon, interrogé sur l’abandon d’une grande partie de ses soutiens, qui dira le contraire. Tous ont également été questionnés sur leur rapport à la police et sur ce qu’il prévoyait pour les forces de l’ordre s’ils étaient élus. Venu le tour de Benoît Hamon, le candidat de la Belle alliance populaire a été questionné sur sa volonté d’augmenter le nombre de policiers, alors même que les forces de l’ordre sont très critiquées. ‘’Vous voulez augmenter le nombre de policiers, mais qui voudra être policier après les violences qu’on a vues après l’affaire Théo ?’’ l’interroge un élève.

"Un policier n’a pas le droit de dire à un jeune ‘bamboula"

L’occasion pour le candidat de revenir sur l’affaire du jeune Théo, violé lors d’une interpellation violente à Aulnay-sous-Bois en février dernier. Les discussions qui avaient suivi l’affaire avaient fait ressurgir des propos choquants, notamment de la part d’un responsable syndical de la police qui avait jugé acceptable qu’un jeune soit qualifié de ‘’Bamboula’’. Pour le candidat, il est primordial que l’État veille à l’exemplarité de la police. ‘’Il faut qu’on réfléchisse à la façon dont la police et la population dans certains quartiers vivent elles-mêmes en paix. (…) Il y a parfois des comportements de policiers, comme on a pu le voir récemment qui sont inacceptables. Un policier, il n’a pas le droit de dire à un jeune ‘bamboula’. Personne, n’a le droit de dire à un jeune, parce qu’il est noir ‘Bamboula’, mais encore moins un policier, parce qu’un policier représente la loi et si celui qui représente la loi ne le fait pas, il y a un problème’’, a-t-il expliqué aux jeunes élèves.

Par Alicia Dubreuil

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