Politique

Alexis Tsipras ne croit pas en l'accord : les réactions des politiciens français

Alexis Tsipras ne croit pas en l'accord : les réactions des politiciens français

Alexis Tsipras dit ne pas « croire en l’accord qu’[il] a signé » hier soir concernant un troisième plan d’aide financière à la Grèce ! Michel Sapin, Bruno Le Roux et Éric Coquerel commentent cette déclaration.

« Tsipras est un bon politique, au bon sens du terme ! », Explique Michel Sapin sur BFM TV. Il pointe ainsi que le ministre grec recherche l’intérêt général de son peuple. D’après lui, cet accord permettrait de « sauver la Grèce ». Il affirme également que l’argent prêté par les français sera retrouvé. « Oui, on va retrouver notre argent ! », Affirme l’homme politique. Il se justifie : « Ce n’est pas parce que vous repoussez un peu la date à laquelle vous allez payer les intérêtes que vous avez perdu du capital ! ». Éric Coquerel, coordinateur général du Parti de gauche et conseiller régional d’Île-de-France, est lui d’un avis contraire concernant le premier ministre grec, et il s'explique sur I-Télé. Il appelle les députés français à « voter contre » l’aide à la Grèce. Selon lui, « on ne peut pas être complice d’un coup d’État ». Il répète les propos d’Alexis Tsipras concernant son obligation à signer l’accord. En effet, celui-ci avait expliqué qu’il avait « le couteau sous la gorge » lorsqu’il s’agissait de signer l’accord. Pour le coordinateur général du parti de gauche, ces propos sont clairs et impliquent qu’il faut voter contre cette aide pour préserver la liberté des peuples : « En réalité, il n’y a pas eu de négociations à Bruxelles, pendant le week-end », dit-il. Il continue et blâme les gouvernements français et allemand : « Il y a eu un coup d’État orchestré par Madame Merkel et avec la complicité de Monsieur Hollande. ». Éric Coquerel martel que « tout cela s’est fait au nom de l’Euro ». Il pose ainsi la problématique de l’Europe, à savoir quel est l’avenir de l’Euro ? Il y répond en expliquant que pour sa part, il n’y en a pas et que « cet Euro sert une politique qui sert l’Allemagne et étrangle les peuples » ! Bruno Le Roux, député du Parti Socialiste, parle, lui, de la fameuse mutualisation des dettes européennes afin de « sécuriser les États » et « la souveraineté des États européens qui connaissent des difficultés ». Pour lui, c’est un « point de divergence » que le peuple français a avec l’Allemagne.

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