Politique

Alain Finkielkraut s'attaque au port du voile en réagissant à la polémique (vidéo)

Alain Finkielkraut s'attaque au port du voile en réagissant à la polémique (vidéo)

Invité dans "C à vous" ce vendredi 18 octobre, Alain Finkielkraut a réagit à la polémique sur le port du voile avec des propos qui ont suscité de vives réactions. Une séquence à découvrir sur Non Stop Zapping.

Le débat n'en fini pas. Une semaine après la polémique lancée par Julien Odoul, élu du Rassemblement national en demandant à une accompagnatrice scolaire de retirer son voile lors d'un Conseil régional de Bourgogne-Franche Comté, les prises de parole s'accumulent pour défendre ou non cette prise de position. Invité dans "C à vous" ce vendredi 18 octobre, Alain Finkielkraut n'a donc pas échappé au sujet tant débattu. A son tour, le philosophe a tenu des propos qui ont déclanché de vives réactions sur les réseaux sociaux. Si il condamne les propos de Julien Odoul "dans la mesure où, effectivement, il avait tort", il a développé le fond de sa pensée. 

"Le hijab, ce n'est pas la France"

"Mais le hijab, ce n'est pas la France. La France est une mémoire, une histoire, des mœurs et des principes. C'est un certain rapport aux femmes qu'il n'est pas négociable. Alors bien sûr, la non-France peut avoir une place en France mais dans une certaine mesure" lâche-t-il alors que le terme "non-France" fait réagir un chroniqueur sur le plateau. "Il est normal de dire que notre société, la France pour ce qu’elle représente, y est hostile (au voile) et c’est une invitation faite aux musulmans de s’interroger sur ce qu’est l’islam et le rapport à la femme" a-t-il poursuivi. Devant les propos d'Alain Finkielkraut, le chroniqueur lui rappelle que "le voile est parfois un choix aussi" tandis qu'Anne-Elisabeth Lemoine interroge "il fait de vous quelqu'un qui fait partie de la non-France". "Je dit 'personne n'est exclu', les jeunes filles du collège de Creil n'ont pas été exclu de la classe, c'est le foulard qui a été exclu. (...) Donc ça ne veut pas dire qu'on exclu qui que ce soit" considère-t-il. Pas de quoi calmer la polémique. 

Par Marie Merlet

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