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Affaire Benalla : Michel Delpuech charge le gouvernement et Emmanuel Macron (Vidéo)

Affaire Benalla : Michel Delpuech charge le gouvernement et Emmanuel Macron (Vidéo)

Après Gérard Collomb ce matin, c'est au tour du préfet de police de Paris, Michel Delpuech, d'être entendu par la Commission d'enquête parlementaire sur l'affaire Alexandre Benalla. Désigné comme responsable par le ministre de l'Intérieur, Michel Delpuech a su riposter. Non Stop Zapping vous montre les images.

Il est le deuxième homme à être entendu par la Commission d'enquête parlementaire sur l'affaire Alexandre Benalla. Michel Delpuech, préfet de police de Paris, est entendu par les Parlementaires depuis 14h, à l'Assemblée nationale. Ce matin, c'est le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, qui se tenait à sa place. Le ministre a notamment fait part de ses reproches envers le préfet de police, considérant que c'était à lui, au titre de ses fonctions, de dénoncer le comportement d'Alexandre Benalla, et non au gouvernement ou à l'Elysée. Des propos qui, selon l'opposition, résonne comme une volonté de trouver un coupable en dehors de l'Elysée et des proches d'Emmanuel Macron. Sauf que Michel Delpuech, lui aussi interrogé ce lundi, n'a pas l'intention de se laisser accuser de tous les maux sans risposter. Face aux Parlementaires, il a déclaré n'avoir pas eu connaissance de l'existence de M. Benalla avant les agissements du 1er mai, dont il reconnaît avoir été informé dès le 2 mai. "J’ai informé le ministère de l’Intérieur. Il m’a informé que le cabinet du ministre était déjà informé, et qu’il était en lien avec le cabinet de l’Élysée. Il était établi pour moi que le sujet Benalla était traité par l’autorité hiérarchique dont il dépendait. C’est ce qu’il s’est passé, puisqu’il a été sanctionné par le cabinet de la présidence de la République", s'est justifié Michel Delpuech. Rejetant les accusations que Gérard Collomb a porté à son égard, le préfet de police de Paris a eu des mots très durs pour qualifier l'affaire Benalla. "Cette affaire, comme le dit la presse, n'est évidemment pas sans conséquences sur la préfecture de police. Fondamentalement, ces événements résultent de dérives individuelles inacceptables, condamnables, sur fond de copinages malsains", a-t-il déclaré, ajoutant que "ce n'est pas la place d'un observateur (Alexandre Benalla) de faire lui même le maintien de l'ordre. Si c'est un observateur raisonnable, sage et intelligent, il reste à sa place en retrait". 

Par Alicia Dubreuil

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