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Accident thérapeutique de Rennes : Marisol Touraine n’arrêtera pas les essais cliniques (vidéo)

Accident thérapeutique de Rennes : Marisol Touraine n’arrêtera pas les essais cliniques (vidéo)

Vendredi, Marisol Touraine révélait aux médias l’accident grave s’étant produit dans le cadre d’un essai clinique dans un laboratoire de Rennes. Dimanche, un patient est décédé après avoir participé à cet essai d’un nouveau médicament supposé soulager douleurs et anxiété. Alors que cinq autres patients ont été hospitalisés, la ministre de la santé était ce lundi matin sur RTL. Et elle a clairement écarté l’éventualité de mettre un terme aux essais cliniques. Une séquence que nous vous proposons de retrouver sur notre site Non Stop Zapping.

C’est une affaire qui risque de faire beaucoup de bruit. Vendredi, Marisol Touraine informait les médias au sujet de l’affaire de l’accident thérapeutique survenu dans un laboratoire de Rennes dans le cadre d’un essai clinique. La ministre de la santé indiquait alors qu’un accident grave s’était produit et que six patients avaient été hospitalisés, dont un en état de mort cérébrale, malheureusement décédé ce dimanche. Au total, 90 personnes se seraient vues administrer cette molécule, à des doses variables. Il ne s’agirait que d’hommes, âgés de 28 à 49 ans. Le parquet de Rennes a ouvert une enquête en flagrance, sous la responsabilité du pôle de santé publique du parquet de Paris. Le ministère, lui, a indiqué qu'il avait saisi l'Inspection générale des affaires sociales "afin de mener une inspection sur l'organisation, les moyens et les conditions d'intervention de cet établissement dans la réalisation de l'essai clinique".

"Rien ne justifie d'interrompre l'ensemble des essais cliniques".

Invitée de RTL ce lundi, Marisol Touraine est évidemment revenue dans les grandes largeurs sur cette affaire. Et la ministre de la santé a regretté le temps de réaction du laboratoire en charge de cet essai clinique : "Une alerte plus rapide aurait été appréciée. C'est vrai que face à un événement aussi grave, on attendait du laboratoire qu'il se manifeste plus rapidement auprès des autorités sanitaires. (...) Il n'est pas certain que l'état du malade ait été immédiatement relié à la prise du médicament. Le premier réflexe des professionnels a été de penser à un AVC" a-t-elle révélé, tout en précisant que les premiers résultats des enquêtes en cours devraient être connus à la fin du mois.  En revanche, la ministre a été claire, il n’est pas question de mettre un terme aux essais cliniques en France suite à ce drame : "Rien ne justifie d'interrompre l'ensemble des essais cliniques".

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