Musique

Attentats de Paris – Jean-Michel Jarre : "J’ai senti un état de guerre" (vidéo)

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Attentats de Paris – Jean-Michel Jarre :
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Attentats de Paris – Jean-Michel Jarre : "J’ai senti un état de guerre" (vidéo)
Jean-Michel Jarre évoque les attentats de Paris dans Vivement dimanche
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Jean-Michel Jarre évoque les attentats de Paris dans Vivement dimanche
Jean-Michel Jarre dans Vivement dimanche
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Jean-Michel Jarre dans Vivement dimanche
Christophe était ce week-end dans Vivement dimanche avec Jean-Michel Jarre
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Christophe était ce week-end dans Vivement dimanche avec Jean-Michel Jarre
Christophe, Michel Drucker et Jean-Michel Jarre
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Christophe, Michel Drucker et Jean-Michel Jarre

Jean-Michel Jarre étaient ce week-end les invités de Michel Drucker dans Vivement dimanche sur France 2. Venus évoquer leur nouvelle collaboration, 40 ans après Les mots bleus, les deux sexagénaires sont revenus sur leur nuit du 13 novembre passée en studio et sur leur découverte, au petit matin, du drame qui avait eu lieu dans la soirée au Bataclan. Une séquence que nous vous proposons de retrouver sur notre site Non Stop Zapping.

Jean-Michel Jarre et Christophe, c’est une histoire d’amitié vieille de quarante ans. Les deux albums fondateurs de Christophe, Les Paradis Perdus et Les Mots Bleus, sortis en 1974 et 1975, c’est Jean-Michel Jarre qui les a écrits. Et près d’un demi-siècle plus tard, c’est ensemble qu’ils font leur retour sur le devant de la scène depuis une dizaine de jours avec la sortie des Vestiges du chaos, le nouvel album du chanteur dont l’une des chansons est écrite par Jean-Michel Jarre.

"La meilleure réponse c'était de faire de la musique"

Et ce week-end, c’est ensemble que Michel Drucker les a reçus sur le plateau de Vivement dimanche pour évoquer leur grand retour, leur longue histoire d’amitié mais aussi leur nuit du 13 novembre passée en studio à Paris : "J’arrive chez Christophe, on commence à travailler vers 22h, on enregistre. Et puis petit à petit on avait des nouvelles, il se passait des choses à l’extérieur mais on ne savait pas trop quoi" raconte Jean-Michel Jarre, "Et une chose que je n’ai jamais dite c’est quand je suis rentré le lendemain matin de chez Christophe, j’ai vraiment senti pour la première fois pour les gens de notre génération un état de guerre. Il n’y avait pas de lumière, les voitures de police circulaient uniquement avec les feux de position, sans sirène. Il y avait un silence absolument assourdissant et on sentait le drame suinter. C’est une nuit dont je me souviendrai toute ma vie pour une double raison. Une heureuse, le fait de travailler avec Christophe et une beaucoup plus sombre, le fait qu’on ait aussi perdu des amis au Bataclan. On a assassiné la musique cette nuit-là et la meilleure des réponses pour nous c’était d’en faire cette nuit-là, de la musique".

Par Benjamin S.

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