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Une étudiante dénonce l'utilisation du corps de la femme au travail (Vidéo)

Une étudiante dénonce l'utilisation du corps de la femme au travail (Vidéo)

Une étudiante canadienne également blogueuse a décidé de pousser un coup de gueule contre l’instrumentalisation du corps des femmes au travail dans un long texte publié par nos confrères du Huffington Post Québec. Non Stop Zapping vous en dit plus.

Alors que de nombreuses étudiantes sont contraintes de travailler pour payer leurs études, une jeune femme a décidé de dévoiler l’envers du décor notamment lorsque les femmes travaillent dans des bars ou dans des clubs. Dans un long texte publié par nos confrères du Huffington Post Québec, Mathilde Gauthier dénonce l’instrumentalisation du corps des femmes : "Entre deux cours de littérature, j'enfile mes talons hauts et une toute petite robe noire, très courte, que mes patrons nomment 'uniforme'. Cet uniforme n'en est pas un, c'est l'instrumentalisation du corps de la femme, Il est la représentation matérielle d'une interaction entre un dominant et un dominé. Il offre la femme en pâture aux clients, dans un environnement où la serveuse prend des airs de putain". 

"La culture du viol gouverne les interactions humaines"

Alors qu’elle a été embauchée dans un club, la jeune femme en garde un très mauvais souvenir : "Dans les clubs, la culture de viol gouverne les interactions humaines. Les jeunes filles, à peine sorties de la puberté, sont présentées aux hommes riches qui payent des milliers de dollars par soir en champagne et spiritueux de tout genre. Dans les clubs, l'esprit de 'famille' n'est qu'une couverture à l'abus. Puisque nous sommes une 'famille', il est tout à fait acceptable que vous ne soyez pas payés après 3h30 du matin, même si vos gérants vous gardent pour vous faire la leçon jusqu'à 6 heures du matin. Il est tout à fait normal de jouer la mannequin pour une campagne publicitaire sans être payée". La jeune étudiante espère surtout se faire entendre par les autres femmes : "J'écris en espérant sincèrement que mes mots ouvriront les yeux de quelques personnes. J'écris pour en finir avec cette société qui laisse la violence sexuelle imprégner nos interactions jusque dans nos milieux de travail, jusque dans nos lits, jusque dans nos têtes".  

 

Par Alexia Felix

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