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Un Gilet jaune a perdu son œil samedi et annonce qu'il va porter plainte (vidéo)

Un Gilet jaune a perdu son œil samedi et annonce qu'il va porter plainte (vidéo)

Samedi 16 novembre, les Gilets jaunes revenaient en force pour le premier anniversaire du mouvement. Parmi les nombreux débordements et bavures de la journée, un manifestant a notamment été touché à l'oeil par un projectile des forces de l'ordre et a annoncé qu'il portait plainte. Une séquence à retrouver en vidéo sur Non Stop Zapping.

La journée a de nouveau tourné aux drames. Samedi, après plusieurs mois de baisse de régime, le mouvement des Gilets jaunes faisait un retour en force pour le premier anniversaire du mouvement. Les manifestants mais surtout les casseurs ont notamment pris d'assaut la place d'Italie à Paris, brisant la plaque commémorative du maréchal Juin et affrontant les forces de l'ordre. Ces dernières ont de nouveau répliqué avec de nombreuses armes, parfois dévastatrices. Un journaliste indépendant a notamment été défiguré par un projectile des forces de l'ordre qui a traversé son casque de protection. Un manifestant a lui aussi reçu un projectile, en plein dans l'oeil et alors qu'il n'était même dans une zone de tension.

"Je ne sais pas si on m’a visé mais on a visé la foule, là où il n’y avait pas de danger"

La séquence est incompréhensible : le gilet jaune est filmé en pleine discussion avec d'autres manifestants, tranquillement, loin des casseurs et des forces de l'ordre. Soudain, un objet traverse l'écran et l'homme tombe au sol. Il vient de recevoir un projectile des forces de l'ordre en plein visage. Manuel T., la victime, a annoncé ce mercredi sur l'antenne de BFM TV qu'il avait perdu son oeil suite à sa grave blessure, et qu'il comptait porter plainte. Il a ensuite raconté les faits dans le détail :  "Il y avait déjà pas mal de bordel partout donc nous on s'était déjà mis un peu à l'écart. On était loin des affrontements, et là j’ai vu le truc arriver directement sur ma tête. On ne faisait rien. Tout les blacks blocs étaient à gauche, nous on était à droite. Tous les pacifiques étaient à droite, on discutait tranquillement tous ensemble. J'avais les mains dans les poches. Heureusement que la grenade lacrymogène ne m'a pas explosé en plein visage. Elle a explosé juste après. Je ne sais pas si on m’a visé mais on a visé la foule, là où il n’y avait pas de danger. On était bien loin. Ce n'était pas ma première manifestation et je sais m'éloigner du danger" a-t-il expliqué.

Par Timothée Le Puil

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