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Témoignage glaçant d'un jeune homme blessé par le tir de Flash-Ball d'un policier

Témoignage glaçant d'un jeune homme blessé par le tir de Flash-Ball d'un policier

L'utilisation du Flash-Ball par les policiers et les gendarmes est loin de faire l'unanimité. Après plusieurs incidents, le Défenseur des droits Jacques Toubon demande que l'arme soit remplacée par une autre plus précise. Un jeune homme de 26 ans grièvement blessé à la tête après avoir été la cible d'un tir de Flash-Ball s'est confié dans le journal télévisé de TF1.

Cela fait un moment que l'utilisation du Flash-Ball par les forces de l'ordre fait débat. Le Défenseur des droits Jacques Toubon a indiqué dans une décision de 18 pages en date du 16 juillet qu'il "est manifeste que le Flash-Ball n'est pas une arme véritablement adaptée au maintien de l'ordre" En 2013 et 2014, il a été saisi de pas moins de sept dossiers faisant état de "blessures graves ou infirmité permanente qui seraient causées par un tir de lanceur de balles de défense". Jacques Toubon a ainsi relevé "la persistance de lésions graves causées par l'utilisation" du Flash-Ball "dans le cadre de manifestations."

"Il est plus prudent et plus conforme au droit de suspendre, de supprimer l'utilisation de cette arme de force intermédiaire et au contraire d'essayer d'aller davantage vers le lanceur de balles de défense 40-46 qui, lui, a une visée électronique, qui est beaucoup plus précis, qui s'utilise à plus grande distance" a-t-il alors déclaré.

"Il a tiré sans sommation"

Le 13 juillet dernier, un adolescent de 14 ans était blessé aux testicules après un tir de la police. Il affirme qu'il se serait trouvé au mauvais endroit au mauvais moment. L'enquête a été confié au GIPN. "La munition présentée par ses amis, sur une antenne nationale, est manifestement une munition de LBD40 et non de Flash-Ball! Or, aujourd'hui, c'est systématiquement le Flash-Ball qui est attaqué" a de son côté plaidé le directeur général de la société Verney-Carron Security, fabriquante du Flash-Ball.

Ce mercredi 22 juillet, TF1 diffusait dans son journal télévisé de 20 heures le témoignage d'un jeune homme blessé à la tête par le tir de Flash-Ball d'un policier. Une semaine plus tôt, Tarik âgé de 26 ans rentre chez lui après avoir été à la mosquée. Il se retrouve alors à proximité d'échauffourées entre des jeunes et des policiers et est pris pour cible.

Les policiers "ont dit 'Chargez' et ils ont tiré. J'étais sourd, je n'entendais plus rien. J'avais la tête qui tournait, je regardais le sol et je voyais du sang qui coulait. Le policier qui m'a tiré dessus était à moins de 12 mètres et il a tiré sans sommation" raconte Tarik. Ce dernier s'en tire avec une cicatrice de 23 centimètres et 3 semaines d'arrêt de travail. La police des polices enquête sur cette affaire.

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