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Le combat de rue est un phénomène de mode chez les ados à Beauvais (vidéo)

Le combat de rue est un phénomène de mode chez les ados à Beauvais (vidéo)

Depuis un mois les autorités de Beauvais sont inquiètes face à la montée d’un phénomène grandissant : Les combats de rue. Les collégiens et les lycéens se livrent de véritables luttes sur rendez-vous. Une page Facebook diffuse les vidéos de ces bagarres très violentes aux grands regrets de la police. Plus d’informations sur Non Stop Zapping.

C’est un phénomène de mode très inquiétant qui frappe Beauvais depuis près d'un mois : Les combats de rues ! Lieux et rencontres sont organisés, sans règle, juste pour se prouver qu’on est le meilleur de sa bande de potes ou entre bandes rivales. Une page Facebook a été ouverte pour publier toutes les vidéos de ces combats de rue. La.page et suivie par près de 500 jeunes qui commentent, rigolent du perdant et prennent rendez-vous pour défier le vainqueur. Des bagarres organisées dans les "parkings, en pleine rue du centre-ville ou encore devant les établissements scolaires", où  on peut voir un arbitre ouvrir et mettre fin à une bagarre. Une sorte  de "Fight Club" ou "Never Back Down" pour les collégiens et lycéens.

Depuis que c'est filmé, ça frappe de plus en plus fort

Une mode particulièrement inquiétante pour la police car aucune plainte n’est soumise aux autorités puisque ces combats sont volontaires : "On peut toujours avoir des poursuites pour violence en réunion, mais ce n'est pas simple." Quant aux vidéos postées sur les réseaux sociaux, "leurs auteurs sont difficiles à poursuivre sans plainte. Cette partie du problème, c'est plutôt à Facebook de la régler." Un problème qu’il faudrait vite éradiquer, puisque ce phénomène prend de l’ampleur poussant les jeunes à participer et devenir plus violent pour faire le buzz : "A la base, c'était juste de la lutte, avec l'objectif de mettre l'autre par terre. Mais depuis que c'est filmé, ça frappe de plus en plus fort. Ce sont des dangereux", a confié Raphaël un collégien en troisième. Un effet de groupe "pour le moment" localisé à Beauvais et un problème que les autorités et les établissements veulent régler au plus vite.

Par Elisa Huet

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