Divers

Fusillade dans un Thalys : Le témoignage des soldats américains

Fusillade dans un Thalys : Le témoignage des soldats américains

Vendredi soir deux soldats américains ont évité le pire à bord du Thalys 9364 reliant Amsterdam à Paris. Alors qu’un terroriste se préparait vraisemblablement à mener une attaque sanglante, les deux jeunes hommes l’ont désarmé, maîtrisé puis ligoté et ainsi évité le pire. Ils se sont confiés quelques heures plus tard au micro de France 2.

Deux vrais héros. Samedi soir, Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur, louait le "sang-froid" et la "grande bravoure" des deux soldats américains à qui bon nombre de passagers du T halys 9364 reliant Amsterdam à Paris doivent probablement la vie. De son  côté, Barack Obama a rendu hommage aux "actions héroïques" qui ont probablement empêché une "tragédie bien pire", précisant au passage que les Etats-Unis allaient rester en "contact étroit" avec les autorités françaises pendant l’enquête. Il faut dire que le terroriste maitrisé par les passagers disposait d’un attirail qui aurait pu lui permettre de réaliser un véritable carnage : un fusil d’assaut de type kalachnikov, un pistolet automatique, de neuf chargeurs et d’un cutter.

"On l'a frappé jusqu'à ce qu'il perde conscience"

Débriefés par les autorités françaises à leur descente du train en gare d’Arras, les deux soldats américains ont livré ce samedi matin leur première réaction à France Télévisions : "On a entendu un coup de feu et une vitre se briser" explique Alek Skarlato, membre de la garde nationale de l’Oregon, récemment rentré d’une mission en Afghanistan, "je n’ai pas réalisé ce qu’il se passait jusqu’à ce qu’un employé court dans le couloir. A ce moment-là j’ai regardé derrière moi et j’ai vu un homme avec une kalachnikov. Il est entré dans la voiture. Mon ami Spencer et moi on s’est cachés et puis on s’est dit : ‘Là il faut y aller’. Mon ami s’est levé, il l’a plaqué au sol et c’est là qu’il a été blessé avec une lame. A ce moment-là que je lui ai sauté dessus et je me suis emparé de son arme. On l’a frappé jusqu’à ce qu’il perde conscience".

Hospitalisé, l’autre soldat américain "va bien. Il n’arrive pas à croire que tout ça s’est vraiment passé" raconte Anthony Sadler, le troisième Américain présent dans le wagon, "très fier de (son) ami". Avant de conclure, "je suis juste un étudiant, je suis venu voir mes amis pour mon premier voyage en Europe et on a arrêté un terroriste, c’est plutôt dingue".

Réagissez à l'actu people