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Drame de Brétigny-sur-Orge : Deux ans après, le douloureux témoignage d’un rescapé du train

Drame de Brétigny-sur-Orge : Deux ans après, le douloureux témoignage d’un rescapé du train

Dimanche, deux ans après la terrible catastrophe ferroviaire de Brétigny-sur Orge qui a coûté la vie à 7 personnes et fait 70 blessés, un hommage a été rendu aux victimes de cet accident. "Europe 1" a réussi à obtenir le témoignage d’un rescapé. Et encore aujourd’hui, le traumatisme est très présent. Non Stop Zapping vous en dit plus.

Il y a deux ans, le 12 juillet 2013 plus précisément, un train Intercités reliant Paris à Limoges déraille en gare de Brétigny-sur-Orge causant la mort de 7 personnes et en blessant 70. Le délabrement des voies est mis en cause. Deux ans jour pour jour après ce terrible drame, un hommage a été rendu, dimanche, aux victimes de cette catastrophe en présence de la garde des Sceaux, Christiane Taubira, du secrétaire d’Etat aux Transports, Alain Vidalies et du président de la SNCF, Guillaume Pepy. Puis les habitants de Brétigny-sur-Orge ont entamé une marche dans la ville.

A l’occasion de ce triste anniversaire, "Europe 1" a pu recueillir le témoignage de Louis, âgé d'une quarantaine d'années, et blessé grièvement lors de l’accident du train. "J'ai senti le wagon qui commençait à tituber, jusqu'au moment où il a fini sa course contre le quai. Il y avait un grand nuage de poussière épouvantable. Et au moment où le wagon a stoppé sa course un silence que je ressens encore maintenant (...) L'horreur a duré longtemps. C'était une scène de guerre. Et c'était apocalyptique"

"La SNCF est coupable"

Et deux ans après les faits, les blessures physiques, mais surtout psychologiques restent encore très présentes dans la vie quotidienne de Louis. "Cet accident a deux ans mais je suis toujours dedans. Il n'y a pas un jour où je ne pense pas à cet accident, où je ne pense pas à la mort. Je reprends le métro mais il arrive encore très régulièrement, voire à chaque fois que je prends le métro, de voir les gens qui sont avec moi après un accident. Je les vois, comme j'ai pu voir les gens dans le wagon de Brétigny, il y a deux ans"

Enfin, alors que l'enquête judiciaire sur les causes de ce drame est toujours en cours, Louis ne voit qu’un seul responsable.  "La SCNF dans tout ça, non seulement je les crois responsables, mais je les crois coupables (...) J'irai même plus loin : rien ne change, on n'entretient pas ou alors on entretient mal le réseau existant (...) Potentiellement en France, on peut revivre un Brétigny, je suis convaincu de ça..."

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