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Daesh : Le terrible témoignage d’un enfant rescapé d’un camp d’entrainement

Daesh : Le terrible témoignage d’un enfant rescapé d’un camp d’entrainement

Aujourd’hui, Yahya, un jeune garçon de 14 ans, est libre de ses mouvements. Mais cet enfant qui vient d’une minorité irakienne, les Yézidis, a été enrôlé de force pendant plusieurs mois par Daesh. Dans un entretien accordé à BFMTV, l'adolescent raconte le quotidien au sein des camps d’entrainement de l’Etat Islamique et de l’horreur qui y règne. Non Stop Zapping vous en dit plus.

Il ne se passe plus une semaine sans que Daesh ne sème la terreur à travers le monde. Le 26 juin dernier, c’est la Tunisie qui était visée par un attentat. Seifeddine Rezgui un jeune tunisien de 23 ans avait ouvert le feu sur une plage de Sousse causant la mort de 38 personnes.

Lundi, c’est la Turquie qui a été frappée par l’Etat Islamique. Une explosion a secoué la ville turque de Suruç, proche de la frontière avec la Syrie. Le bilan de cette attaque fait état d’au moins 30 morts et d’une centaine de blessés. Selon, le ministère turc de l’Intérieur cet attentat est l’œuvre d’un kamikaze. Puis, peu de temps après c’est la ville syrienne de Kobané, de l’autre côté de la frontière et qui est contrôlée par les forces kurdes, qui a été la cible d’un attentat suicide causant la mort de deux personnes.

Le quotidien horrible des enfants enrôlés par Daesh

Et pour renforcer ses rangs, l’Etat Islamique n’hésite pas à enlever des enfants. Les hommes de Daesh le font la plupart du temps au sein de la communauté yézidie, une minorité religieuse irakienne.

Et ce mardi, BFMTV a réussi à obtenir le témoignage de Yahya, un jeune yézidi de 14 ans, qui a vécu dans un camp d’entrainement de Daesh en Syrie, durant plusieurs mois, avant de s’enfuir. Il raconte son quotidien.

"On nous réveillait à six heures du matin et on devait prier. Après cela on pouvait se recoucher. Puis l’entrainement commençait à dix heures, on apprenait le Coran (…) Daesh nous disait que l’on devait décapiter des infidèles. Ils nous apportaient des poupées pour nous montrer comment se servir de l’épée."

Puis, arraché à sa famille en compagnie de son frère de 10 ans, le jeune garçon explique qu’il a dû frapper son frangin. "Ils nous disaient de nous battre entre nous, que cela allait nous rendre plus fort et que ça nous ferait pas mal la prochaine fois. Ils me disaient que si je ne le faisais pas, ils me tueraient."

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