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Charlie Hebdo : Un membre du GIGN raconte l’assaut contre les frères Kouachi

Charlie Hebdo : Un membre du GIGN raconte l’assaut contre les frères Kouachi

C’est un jour qui restera à jamais marqué dans l’histoire de la France. Le 9 janvier dernier, le GIGN mettait fin à la cavale de Chérif et Saïd Kouachi, les deux terroristes responsables des attentats à Charlie Hebdo, qui ont coûté la vie à 12 personnes. Dans un entretien accordé à TF1, l’un des membres du groupe d’élite de la gendarmerie nationale s’est confié sur l’assaut qui a mené à la mort des deux frères. Non Stop Zapping vous en dit plus.

"S’engager pour la vie". Telle est la devise des hommes du GIGN. Une phrase qui a pris tout son sens le 9 janvier dernier au moment de l’assaut contre les frères Kouachi ,réfugiés l'imprimerie CTD située à Dammartin-en-Goële, en Seine-et-Marne. Deux jours avant, Chérif et Saïd Kouachi avaient causé la mort de 12 personnes dans les attentats perpétrés contre Charlie Hebdo.

Dans un entretien accordé à TF1, l’un des membres du GIGN, qui a participé à l’assaut, s’est confié sur cette opération qui a mis fin à la cavale des deux terroristes.  

Dans un premier temps, il explique le dispositif mis en place autour de l’imprimerie. "On positionne des tireurs d’élite qui sont là pour nous renseigner et être en mesure d’effectuer un tir si nécessaire. Et il y a les colonnes d’assaut qui sont au plus près du bâtiment prêtent à entrer où à interpeller les individus s’ils sortent."

Et comme cela avait été envisagé, les frères Kouachi décident de s’attaquer aux gendarmes d’élite postés dehors et prêts à intervenir. "On se dit : il va y avoir quelque chose. Et ce quelque chose, quelques minutes plus tard, c’est les deux frères Kouachi qui sortent les armes à la main."

"Ils continuent à nous tirer dessus et nous sommes obligés de les neutraliser"

La suite, qui va mener à la mort des deux terroristes, c'est Laurent (prénom modifié), qui la raconte. "Ils nous cherchent. Un face-à-face s'engage, on est dans un combat, dans une action de feu (...) Ils sont très mobiles, très véloces et cela ne facilite pas la tâche de nos tireurs (...) On est dans une riposte, il faut faire cesser cette menace et eux ils vont jusqu’au bout. Ils sont touchés (...) Ils tombent, ils se relèvent, ils ont des protections, ils ont des gilets par balles et ils continuent à nous tirer dessus, nous sommes obligés de les neutraliser"

Puis, le gendarme tient à préciser que malgré les images impressionnantes tout est calculé au millimètre près. "On sait que ça peut jusqu’à donner sa vie, maintenant, il y a pas de kamikazes chez nous, il y a pas de têtes brulées. Personne n’a envie de mourir. Mais il y a cette notion d’engagement qui forte et présente donc on réduit tous les risques. Tout est fait en conscience."

 

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