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Attentats de Paris : Le bouleversant témoignage du commissaire qui a tué un terroriste au Bataclan (vidéo)

Attentats de Paris : Le bouleversant témoignage du commissaire qui a tué un terroriste au Bataclan (vidéo)

Le soir des attentats de Paris, un chef de service de la BAC était de permanence. Avec son équipier, ils ont été les premiers à pénétrer dans le Bataclan, alors que les terroristes étaient toujours vivants. Le commissaire a tué l'un des trois assaillants sauvant ainsi la vie du spectateur sur lequel celui-ci pointait son arme. Il s'est confié ce lundi au micro de France Inter, un témoignage poignant que nous vous proposons de retrouver sur notre site Non Stop Zapping.

Un mois après les attentats de Paris, la France est toujours en état de choc. Au fil des semaines qui ont suivi ces terribles attaques, de nombreux témoignages ont fait été de l'horreur. On peut par exemple citer Denis Safran, le médecin en chef de la BRI qui s'était confié sur le plateau de C à Vous une semaine après les attentats. Ce dernier était entré dans le Bataclan pour secourir des victimes alors que l'assaut des forces de l'ordre n'était pas terminé et donc que les terroristes étaient encore vivants et dangereux. "Ce qu’on voit c’est une scène de massacre, une scène d’exécution. Il y a les morts sur le côté, il y a toutes ces personnes allongées dans cette fosse certains criant d’autres faisant signe avec le bras qu’on vienne les secourir, clairement il s’est passé quelque chose d’extrêmement grave et vu le nombre de morts qu’on appréhende d’emblée on en déduit qu’il y a également des blessés et peut-être même en plus grand nombre" avait-il ainsi déclaré sur le plateau de la quotidienne présentée par Anne-Sophie Lapix.

"On tire jusqu'à ce qu'il tombe au sol"

Le soir du vendredi 13 novembre, c'est un commissaire de police qui entré en premier dans l'enceinte du Bataclan. Il a témoigné sous couvert d'anonymat ce lundi 14 décembre au micro de France Inter. Le soir des attentats, ce chef de service de la BAC était de permanence. Après avoir appris qu'il y avait eu une explosion aux abords du Stade de France, l'homme et son chauffeur - également policier - se mettent en route. Mais très vite ils changent de direction en apprenant qu'il y a eu des fusillades dans les 10e et 11e arrondissements. Ils arrivent alors tous deux en premiers devant le Bataclan et prennent une décision difficile : intervenir sans attendre les renforts. "Ce qui nous surprend immédiatement c'est la lumière extrêmement forte qui nous aveugle, le silence ahurissant je dirais parce que quelques secondes avant il y avait des hurlements, des tirs en rafales de kalchnikov... A peine on rentre dans cette salle il n'y a plus un bruit, c'est surréaliste. Et puis, des centaines de corps les uns sur les autres, on se dit ils sont tous morts en fait, il n'y a plus personne qui bouge... là c'est un moment d'effroit indescriptible !" raconte-t-il ainsi.

Le commissaire et son collègue  voient alors un des terroristes sur scène prêt à tirer sur un spectateur : "Il est très posé, il a l'air très calme, raconte le policier. Vu le carnage, on a aucun doute sur ce qu'on doit faire. On engage le tir immédiatement. On tire jusqu'à ce qu'il tombe au sol. Dans la foulée, une explosion surgit. Là, on se rend compte qu'ils sont susceptibles de se faire exploser avec leurs ceintures" se souvient le chef de service de la BAC.

"J'ai laissé un message à ma compagne pour lui dire adieu"

Mais, les deux autres terroristes ripostent alors. Le commissaire et son collègue tentent de se mettre à l'abri et, persuadés qu'ils ne ressortiront pas vivants du Bataclan, ils appellent leurs compagnes : "J'avais la certitude qu'on ne reculerait pas parce qu'on avait décidé avec mon coéquipier qu'on ne quitterait pas les lieux, qu'on ne laisserait pas ces gens sans nous. Et donc j'étais persuadé de mourir avec mon équipier ce soir-là. Donc, effectivement j'ai laissé un message à ma compagne pour lui dire adieu voilà. Ca a duré une dizaine de secondes voilà, juste pour lui dire ce que j'avais à lui dire rapidement et dire qu'elle ne me reverrait plus jamais. Après une fois qu'on est dans la situation, on savait qu'on ne reculerait pas et que voilà si on était pris sous le feu, on essaierait de se défendre comme on peut."

 

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