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Attentat au Stade de France : Le témoignage poignant d'un stadier traumatisé (Vidéo)

Attentat au Stade de France : Le témoignage poignant d'un stadier traumatisé (Vidéo)

Trois mois après les attentats de Paris, une journaliste de France Info est allée à la rencontre d’Omar Dmoughi, qui était stadier lors des attaques au Stade de France. Encore à l’hôpital et traumatisé par ce qu’il a vécu, l’homme de 32 ans a raconté ce qu’il a vécu. Un témoignage que nous vous proposons de découvrir sur notre site Non Stop Zapping.

Depuis le lundi 15 février, une commission d’enquête parlementaire a été mise en place à l’assemblée pour déterminer si l’Etat a mis suffisamment de moyens pour lutter contre le terrorisme depuis les attentats de janvier 2015. Ainsi, Caroline Langlade, rescapée du Bataclan, a été entendue ce mardi par les députés et la jeune femme a notamment dénoncé le manque de communication qu’il y a eu entre les forces de police et ceux qui étaient enfermés dans la salle de spectacle : "Ça a été continuellement à nous d’aller chercher l’info donc c’est pour ça qu’en tant que victimes rescapées, on n’a plus envie en fait. On est épuisés d’aller chercher l’information". Ce mercredi 17 février, les députés vont entendre d’autres victimes du 13 novembre dont Omar Dmoughi, 32 ans, l’un des stadiers du Stade de France.

"Il m’a regardé dans les yeux, puis il a fait exploser sa ceinture"

Elodie Guéguen, une journaliste de France Info, est allée à la rencontre de cet homme qui garde de lourdes séquelles psychologiques. Hospitalisé en psychiatrie, c’est sur son lit d’hôpital qu’Omar Dmoughi a livré son témoignage bouleversant, racontant que l’un des kamikazes s’est fait exploser juste devant ses yeux. Au moment de la première explosion à 21h15, il se trouve porte G et décide d’évacuer un groupe de jeunes : "C’est là qu’un homme s’est avancé vers moi. Je parle avec lui. Je lui dis de reculer. Il m’a regardé dans les yeux, il n’était pas stressé, il était serein, il était sûr de lui. Il a fait deux pas en arrière puis il a fait exploser sa ceinture". Selon les médecins, le vigile garde de lourdes séquelles, comme s’il avait été paralysé par le choc. : "J’ai du mal à marcher, à m’exprimer, je ne suis plus le même. Tout le temps des médicaments. Aujourd’hui je suis dans un hôpital militaire, avec des soldats qui reviennent d’Afghanistan, de Centrafrique. Comme quelqu’un qui a été à la guerre. Mais moi je n’ai pas été formé pour ça".

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