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Argentine : des femmes se mobilisent contre l’interdiction des seins nus à la plage (Vidéo)

Argentine : des femmes se mobilisent contre l’interdiction des seins nus à la plage (Vidéo)

Les Argentines étaient nombreuses à manifester, mercredi 8 février, dans les rues de Buenos Aires afin de dénoncer l’interdiction de bronzer topless sur les plages dans leur pays. Non Stop Zapping vous en dit plus.

Jeunes, plus âgées, célibataires ou même mariées, les Argentines étaient plusieurs centaines à se réunir le 8 février dans les rues de Buenos Aires. En plein milieu de l’avenue du 9 Juillet, l’une des artères les plus fréquentées de la capitale, elles se sont rassemblées au pied de l’obélisque afin d’organiser ce qu’elles appellent le "tetazo". Comprenez une manifestation pour les seins, ou du moins pour le droit de les montrer. Depuis deux ans, plusieurs tetazo sont organisés régulièrement dans les différentes villes du pays. Et c’est sur les réseaux sociaux que celui de Buenos Aires a été arrangé. L’élément déclencheur de ce dernier rassemblement est un incident survenu sur une plage du pays le 28 janvier.

Une exhibition obscène ?

Alors qu’elles bronzaient tranquillement sans leur haut de maillot de bain (puisque c’est l’été actuellement en Argentine), trois femmes ont été interpellées par des policiers.  La scène, filmée par un témoin, montre quatre policiers débarquer sur la plage en direction des jeunes femmes, suivis d’une vingtaine d’autres agents. Leur requête est simple, les femmes doivent choisir entre se couvrir les seins ou quitter la plage sous peine d’être conduites immédiatement au commissariat. L’enregistrement révèle que les forces de l’ordre ont en fait été contactées par un homme également sur la plage, gêné par la nudité de ses voisines. Si l’incident n’est pas le premier du genre, la loi demeure floue dans le pays. D’après l’article 70 du Code des contraventions datant de 1973 "ceux qui pratiquent, ou font pratiquer à d’autres, des exhibitions obscènes exposées à la vue involontaire de tiers" doivent être pénalisés. Aucun texte ne précise cependant qui relève de " l’obscène". 

Par Amel Chettouf

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