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1er mai : "l'invasion" de la Pitié-Salpêtrière filmée de l'intérieur (vidéo)

1er mai : "l'invasion" de la Pitié-Salpêtrière filmée de l'intérieur (vidéo)
(c) capture d'écran Twitter

Mercredi 1er mai lors de la grande manifestation parisienne, une intrusion a eu lieu à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière dans le XIIIe arrondissement. La vidéo filmée par le personnel montre une autre histoire que celle mise en avant par le gouvernement. Une séquence à retrouver sur Non Stop Zapping.

Hier, la situation a complètement dégénéré à Paris lors de la manifestation des Gilets jaunes et des syndicats pour le 1er mai. De nombreux Black blocs ont inflitré les rangs de la manifestation et affronté les forces de l'ordre, qui ont répliqué par des tirs de grenades lacrymogènes et des charges dans la foule. Des dizaines de personnes ont été blessées des deux côtés des affrontements. On a même vu des scènes de guerrilla urbaine, lorsque les casseurs ont pris d'assaut les barrières devant le commissariat du XIIIe arrondissement. Mais une autre scène a fait polémique, et fait réagir de nombreuses personnalités politiques : une "invasion" de l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière dans le XIIIe arrondissement par des casseurs. Sauf qu'une séquence tournée par le personnel de l'hôpital donne une autre version de la scène.

"Est-ce qu'ils voulaient nous agresser, est-ce qu'ils voulaient juste échapper à quelque chose?"

On peut voir des manifestants non camouflés, visage à découvert, tenter de rentrer dans le service réanimation, où se trouvent des patients sensibles, par une passerelle. Mais le personnel de l'hôpital ferme vite la porte pour ne pas les laisser rentrer. Sauf que contrairement à ce qu'a avancé le ministère de l'Intérieur, aucune scène de violence n'a eu lieu, les manifestants voulant visiblement juste fuir les gazs lacrymogènes et la charge des forces de l'ordre. Ils sont d'ailleurs redescendus pacifiquement de la passerelle lorsque les CRS sont arrivés. "Est-ce qu'ils voulaient nous agresser, est-ce qu'ils voulaient juste échapper à quelque chose? On ne savait pas, donc pour le bien des patients, on a juste fermé la porte, on a maintenu et on a attendu que les forces de l'ordre interviennent" a notamment commenté un infirmier présent sur place. La lumière devra en tout cas être faite sur cette affaire par la justice, alors que plusieurs personnes sont toujours en garde à vue.

Par Timothée Le Puil

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